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Grippe aviaire
Aviculture : exploitants et chefs d’entreprise face à l’incertitude de la reprise d’activité

Les éleveurs désœuvrés cherchent une activité pour ne pas broyer du noir. Les entreprises de l’aval mettent au chômage partiel leurs salariés, en espérant les retrouver à la sortie de crise. La question de l’emploi ressort comme un enjeu majeur pour la filière.

Charly Ferjeault et son oncle, Dominique, dans les bâtiments déserts depuis deux mois.
© Earl Ferjeault

À la mi-mars, tous les poulets et dindons de Jérôme Houdemond, éleveur à Clessé, sont partis à l’abattoir, « dans le circuit normal ». Depuis, il attend, sans visibilité sur une reprise à moyen ou long terme. « Tout le monde espère reprendre en juin ou juillet. Il faut quatre mois pour relancer la production. On a au moins besoin d’une date de départ pour se projeter. C’est ça le plus compliqué à vivre », témoigne-t-il.

La reprise se fait attendre, tout comme les aides financières : « La DDT attend l’arrêt de l’épidémie pour mettre en ligne le dispositif d'indemnisation. Je n’ai pas eu d’informations sur des indemnités d’urgence. J’ai essayé de voir pour obtenir le RSA et compenser les pertes, mais c’est très flou. Le statut de chef d’entreprise est particulier. On ne peut pas prétendre au chômage ni à des aides sociales. Tout le monde est dans cette situation. On attend ».

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