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Cahier des charges
Le beurre AOP charentes-poitou en vaut-il la chandelle ?

Le cahier des charges du beurre Charentes-Poitou évolue vers plus de contraintes après 42 ans d’une charte (très) légère. En rapprochant son système de production des standards de l’AOP, la région l’espère : le grand écart sera payant.

Les éleveurs, comme ici Julien Vivier, craignent une trop faible valorisation du lait par rapport aux investissements réclamés dans la conduite des troupeaux. « Les surcoûts et les pertes de production doivent être compensés », indique-t-il.
© MG

Des parcelles de vignes désolées et des millions d’hectares de pieds arrachés. Catastrophe de la fin du XIXe siècle, les ravages du puceron Phylloxera ont décidé du destin agricole des Charentes, du Poitou et de la Vendée. Ils ont donné naissance à la coopération agricole et ont produit un fleuron de la gastronomie française, le beurre, qui voyagera en train jusqu’à Paris et s’envolera vers les plus prestigieuses tables du monde.

Cette histoire séculaire, couronnée par l’Appellation d’origine contrôlée en 1979, est aujourd’hui l’héritage de 1 500 exploitations laitières et de cinq usines. Avec la nouvelle version de son cahier des charges, homologuée par l’arrêté du 5 novembre 2020, la zone laitière Charentes-Poitou vit probablement sa mutation la plus importante depuis la crise du Phylloxera.

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