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L’association pour la promotion d’une agriculture durable Centre Atlantique se fait de nouveaux partenaires

L’association pour la promotion d’une agriculture durable Centre Atlantique (Apad) tenait son assemblée générale le 7 mars dans les locaux du Sertad, nouveau partenaire depuis un an.

Le président de l’Apad national, François Mandin, lors du Salon de l’Agriculture, un moment clé pour conclure de nouveaux contrats, notamment sur les dossiers de crédit carbone.
© LC

Parmi les promoteurs numéro un de l’agriculture de conservation des sols (ACS) en France, le réseau national et régional d’agriculteurs que forme l’Apad connait une dynamique croissante depuis une dizaine d’années. La salle pleine lors de l’assemblée générale du réseau Centre-Atlantique, étendu sur sept départements, en était le témoin. 

Le 7 mars, une quarantaine de membres du réseau ont été accueillis par le Sertad à l’usine de potabilisation de Sainte-Néomaye. L’accueil par le syndicat d’eau officialise le partenariat noué depuis un an entre les structures. Le Sertad a reconnu l’intérêt de l’ACS pour la qualité de l’eau et soutient depuis l’association en organisant avec elle les « mardis de l’ACS », des rendez-vous bout de champ tous les premiers mardis du mois. « Des membres de l’Apad sont venus nous rencontrer en 2022, explique Johann Baudry, animateur au Sertad. Nous avons travaillé ensemble pour organiser ces rendez-vous techniques une fois par mois, conjointement avec le syndicat des eaux 4B et Niort Agglo, qui regroupe les services des eaux du Vivier et de la Courance ». 

Des journées techniques ouvertes à tous

Dans le cadre du programme Re-Sources, ces mardis de l’ACS se déroulent sur l’une des fermes d’un des trois bassins versants. Une thématique saisonnière nourrit les échanges : couverts végétaux en hiver, agroforesterie au printemps (prévue le 28 mars prochain). Ces journées techniques sont ouvertes à tous les agriculteurs, membres ou non de l’Apad, pratiquant ou non l’ACS. « Nous avons un bon taux de participation, entre 8 et 25 participants, et un public assez jeune, ce qui est rare pour une journée technique. Ce mode de production attire de jeunes agriculteurs », relève Johann Baudry.

Ces rendez-vous ont permis au syndicat de découvrir une nouvelle dimension de l’ACS : « Nous avions déjà travaillé sur l’intérêt des couverts végétaux, mais l’Apad a apporté une dimension systémique : l’ACS n’est pas uniquement une pratique culturale, c’est un système global sur une ferme. Un sol couvert, moins exposé aux intempéries, fonctionne mieux ». 

Un réseau dynamique

L’association fourmille de projets pour faire connaitre l’agriculture de conservation, tant au niveau régional que national. « L’Apad a signé une convention-cadre avec Arvalis au Salon de l’agriculture 2022, ce qui marque une véritable reconnaissance des trois piliers de l’ACS », se réjouit François Mandin, président national de l’association et agriculteur en Vendée. L’édition 2023 du SIA a été l’occasion d’échanger avec des entreprises sur les crédits carbone, l’Apad ayant déjà conclu un contrat avec Véolia et la société de transport André Chenue. 

Les rencontres se multiplient pour déployer de nouvelles actions, avec le syndicat Eau 17 en Charente-Maritime, la CIA 17-79, la ferme expérimentale des Etablières en Vendée… Au mois de septembre, l’Apad compte organiser une journée Patrimoine Sols pour la première fois en Deux-Sèvres. 

L’agriculture de conservation diminue l’érosion des sols

En fin de matinée, les membres du réseau Apad Centre Atlantique ont assisté à l’intervention de Lionel Alletto, directeur de recherche à l’Inrae Occitanie-Toulouse, sur l’étude Bag’ages. Commanditée par l’agence de l’eau Adour-Garonne, elle avait pour objectif d’évaluer les performances de l’ACS sur cinq ans. « Sur des sols dégradés, on voit que ces pratiques [non-travail du sol, couverture végétale, rotation des cultures] permettent d’améliorer le fonctionnement global du sol, à la fois en infiltration et en rétention d’eau », a souligné Lionel Alletto. La réduction du travail du sol limite notamment l’érosion : « On mesure des accumulations de carbone en surface du sol. Le carbone est un élément liant qui permet de maintenir les agrégats de terre et éviter ainsi qu’ils partent dans les rivières. »
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