Burgers et frites belges made in Poitou
Si les burgers sont souvent associés à de la cuisine industrielle, Alexandre Culot s'efforce, lui, de démontrer qu'il est possible d'en faire de qualité, avec des produits locaux, et qui ont du goût. Basé à Chauvigny, son food-truck se déplace dans tout le département.
La qualité et le goût, c'est ce qui a donné envie à Alexandre Culot de créer son food-truck. Et c'est donc le nom "QG, la qualité et le goût" qu'il a donné à son activité il y a deux ans. "J'ai vécu dans le nord de la France, et j'avais envie de proposer quelque chose qui rappelle les friteries". Aujourd'hui installé à Chauvigny, et après plusieurs expériences dans la restauration, mais aussi le canoë, dans la Vienne, il a fini par acheter un vieux camion vintage. "C'est amusant, car c'est un véhicule Sovam, fabriqué près de Parthenay, que je suis allé chercher du côté de Marseille". Un camion de 1984, qui a par le passé été utilisé par un coutelier, puis par un boucher, que ce garagiste de formation a pratiquement revu de A à Z. Le côté vintage est resté, grâce à une peinture extérieure rouge, particulièrement reconnaissable. Le jeune entrepreneur a réaménagé l'intérieur en cuisine, et propose évidemment des frites belges (faites maison et cuites à la graisse de bœuf), et surtout des burgers 'Kap's'. "Ce sont des burgers fermés, grâce à une presse en fonte, qui compresse doucement le sandwich, et le garde au chaud". Pour confectionner ses burgers, Alexandre Culot essaye de travailler le plus possible localement: il fait fabriquer ses pains à l'Atelier du Pain à Migné-Auxances (nature, à l'encre de sèche, à la spiruline ou à la betterave) se fournit en viande à la boucherie Point, et prend son fromage de chèvre à la ferme du Maras, à Chauvigny. "Je fais ensuite moi-même ma viande hachée, je fais pratiquement toutes mes sauces, à l'exception du ketchup, et je coupe les pommes de terre pour faire les frites". Depuis quelques semaines, cet amateur de piments propose aussi d'ajouter des sauces Martin, de différences forces selon les goûts et habitudes de chacun. S'il est très souvent présent à Chauvigny (zone du Planty, place du marché ou au pôle moto), le restaurateur s'installe aussi régulièrement à Poitiers (La Toque d'Or) et à Chasseneuil-du-Poitou (le Bar Joh). Les clients peuvent commander avant de se rejoindre son camion, par téléphone ou par internet. "Je me déplace aussi pour des événements privés, ou à des festivals dans la Vienne, ou dans les départements autour, comme le week-end dernier au Norone festival, à Niort". Après deux ans d'activité, le restaurateur constate une affluence satisfaisante, surtout à Chauvigny, mais avoue que la situation se tend depuis le début du conflit au Moyen Orient. "J'ai l'impression que les gens se déplacent moins. Et la fin du mois arrive de plus en plus tôt". Lui qui a recours à une salarié en extra de temps en temps aimerait créer un poste à temps complet. "Et j'aimerais aussi trouver des éleveurs de la Vienne pour me fournir directement chez eux en viande, et pourquoi un agriculteur qui pourrait me fournir des pommes de terre, de la variété Agria".
L'appel est lancé.