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BSV : Le bilan maraîchage 2020

© BSV

Les tomates en sol, sous abris froids

La production est présente chez de nombreux maraîchers du nord de la Nouvelle-Aquitaine (250 environ), souvent sur de petites unités diversifiées, pour une surface totale de 70 à 80 hectares, car la tomate constitue un produit d’appel. Toutefois, on constate une augmentation des surfaces chez certains maraîchers, qui peuvent en cultiver sur plusieurs hectares.
La production a été relativement précoce en 2020, surtout à proximité de la côte Atlantique, où les températures ont été tempérées.

Les à-coups climatiques ont conduit à l’observation de nombreux cas de botrytis cinerea et de mildiou et plusieurs cas graves ont été recensés. De plus, les excès de chaleur ont entraîné des phénomènes de coulures de fruits, des nécroses apicales et des collets verts accentués. En revanche, la pression de tuta absoluta a été nettement plus faible que les années précédentes, probablement du fait de la mise en place de la confusion sexuelle. Néanmoins, le ravageur est en train de s’étendre à un secteur plus large, ce qui amène le BSV à recommander la mise en œuvre du maximum de mesures de prophylaxie.

Les carottes et céleris-raves

Les semis de carottes se sont échelonnés entre avril et juillet et ceux des céleris-raves d’avril à mai. La production de carottes est très répandue dans le secteur (350 exploitations) alors que la production de céleris-raves est surtout présente chez un grand nombre de maraîchers en agriculture biologique.

Les conditions sèches du printemps ont été favorables aux semis des deux cultures, à l’exception d’une décade à la mi-mai, qui a vu l’inondation de parcelles. Si les pics de températures de l’été n’ont pas été favorables aux céleris-raves, qui souffrent au-delà de 30 °C, les conditions ont permis de limiter la présence de maladies telles que la septoriose, malgré six à sept périodes de contamination. « Seules certaines parcelles biologiques ont subi des dégâts conséquents, mais moindres qu’en 2019 », indique le BSV.

Les dégâts des mouches de la carotte ont été contenus, sous réserve de la présence d’un filet de protection. En cas d’absence, des dégâts systématiques ont été recensés, de l’ordre de 10 à 40 % de racines touchées.

En revanche, des symptômes d’Aster yellow ont été constatés dans 10 à 15 % des surfaces. Depuis quelques années, sa présence conduit à des baisses de rendement.

Les poireaux

Environ 350 exploitations font pousser des poireaux, légumes incontournables pour les maraîchers. En 2020, l’ensemble des poireaux a eu une à deux semaines d’avance. Avec du retard en comparaison des précédentes années, des piqûres de nutrition de la mouche mineuse ne sont visibles de façon significative qu’à partir de fin septembre/début octobre. En Charente-Maritime et dans le sud Deux-Sèvres, de dégâts tardifs et conséquents de teignes ont été repérés, alors que son impact est faible en moyenne sur toute la campagne et quasiment inexistant en Charente.

Les autres légumes

« Les pucerons ont été présents précocement et se sont maintenus très longuement sur les cultures », soit jusqu’à la mi-juin, relate le BSV. Les plus concernés par cette forte pression sont les aubergines, les poivrons, les courgettes, les concombres,
les haricots et les melons.

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