Une loi d'urgence qui "ne change pas grand chose"
Quelques jours après la présentation de la loi d'urgence agricole, Nicolas Giraud, président des irrigants de la Vienne a pris le temps de regarder les différents articles qui concernent l'eau. Et n'a finalement pas trouvé beaucoup d'éléments qui vont permettre d'améliorer la situation.
Les irrigants de la Vienne attendaient tout particulièrement le contenu du projet de loi d'urgence agricole. "Mais de tout ce qu'on a demandé, quand on est allés au Sénat (NDLR: le 2 février, Laurent Sourisseau, irrigant de la Vienne avait notamment témoigné à l'observatoire du déclin agricole au Palais du Luxembourg), et quand on a rencontré la Préfète de Bassin (Sophie Brocas les avait reçu le mercredi 29 octobre à Orléans), rien n'y est!" estime Nicolas Giraud. Le président de l'Adiv estime que le texte ne comporte pas grand chose de plus que la loi Duplomb. "Cette loi est déjà difficile à faire appliquer, donc ça ne change rien pour nous!". Alors que la loi Duplomb prévoit une obligation d'intégrer une étude socio-économique dans l'étude Hmuc, il assure que ce n'est pas appliqué. Dans le détail de la LUA, l'article 5 évoque une accélération des projets, mais l'agriculteur estime que "les oppositions sur le terrain restent, et donc ça ne change rien.