Aller au contenu principal

Réforme de l'assurance climatique
Quatre fédérations de ruminants exhortent l'Etat à tenir ses promesses

Le 5 septembre, la FNB (viande bovine), la Fnec (chèvres), la FNO (ovins) et la FNPL (vaches laitières) ont rappelé les enjeux en présence à la veille des décisions qui seront prises dans le cadre de la réforme des outils d'Assurance Climat. Nous reproduisons ici leur communiqué.

© LC

A quelques jours des arbitrages gouvernementaux concernant les modalités d’indemnisation permises par les outils assuranciels et la solidarité nationale visant à mieux protéger les agriculteurs contre les risques climatiques, les éleveurs de bovins, d’ovins et de caprins, qui subissent actuellement les conséquences de l’épisode de sécheresse historique de cet été, rappellent leurs exigences.

Des exigences qui correspondent, pour la plupart, aux engagements pris par l’Etat auprès d’eux à l’occasion du débat législatif sur ce sujet.

Conséquences climatiques tangibles cette année

C’est dans une réalité bien tangible que se concrétisera, dans les prochains jours, la réforme des outils de gestion des risques climatiques en agriculture, engagée depuis plusieurs mois. Car les conséquences du « risque climatique », les éleveurs de ruminants les subissent, cette année encore, de plein fouet : la sécheresse qui vient de toucher toute la France se traduit, dans leurs élevages, par une forte baisse de production de lait et de viandes... mais aussi par une perte de fourrages qui devra être compensée par des achats supplémentaires, donc une explosion des charges.

Et malheureusement, les éleveurs de ruminants le savent bien : cette « double peine » - baisse de la production et augmentation des charges - infligée par la sécheresse, ils la subiront de plus en plus fréquemment. C’est la raison pour laquelle plus que jamais, ils demandent à l’Etat de tenir ses engagements pour les armer face au changement climatique et leur permettre de maintenir, sur notre territoire, des exploitations d’élevage herbager et de polyculture-élevage, dont les atouts en matière de durabilité ne sont plus à démontrer.

Rappel des exigences

C’est d’ailleurs avec la détermination de maintenir en vie ces systèmes de production durables, qui produisent de l’alimentation tout en façonnant des paysages et protégeant la biodiversité, que l’Etat avait fait des annonces fortes au printemps dernier, en insistant sur la nécessité de s’appuyer sur la « solidarité nationale » pour atteindre cet objectif.

Concrètement, les éleveurs de bovins, d’ovins et de caprins, demandent :

  • Un déclenchement de l’assurance, pour la prairie, dès 20% de pertes constatées et une

    prise en charge à 70% par l’Etat du coût de l’assurance.

  • Un déclenchement de la solidarité nationale, pour la prairie, dès 30% de pertes et une indemnisation au niveau maximal possible : 90% des pertes pour les assurés et de 45% des pertes pour les non assurés.

  • Un recours possible aux expertises de terrain pour évaluer les pertes, à une heure où le manque de fiabilité des « indices » satellites pour refléter la réalité des situations est encore criant.

    Au regard de l’accélération brutale de la baisse de production de lait et de viandes aggravée par la sécheresse de cet été, la prise en compte, par l’Etat, de l’ensemble de ces exigences est la seule réponse à même d’inciter les éleveurs à mieux se protéger contre les aléas climatiques, tout en tenant ses engagements politiques en matière de souveraineté alimentaire et de transition agroécologique.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Caracterres.

Les plus lus

Alexandre Culot propose des "Kaps Burgers", qui sont fermés, mais aussi des frites belges, cuites dans la graisse de bœuf.
Burgers et frites belges made in Poitou
Si les burgers sont souvent associés à de la cuisine industrielle, Alexandre Culot s'efforce, lui, de démontrer qu'il est…
Robert Franchineau a été très actif dans la défense du melon du Haut-Poitou, ici (à droite) lors du lancement de la campagne à Rungis, en 2013, avec l'Académie des maîtres du melon, qu'il a présidée. 
Le patron des melons s'en est allé
C'est avec stupeur que le monde agricole de la Vienne a appris cette semaine le décès de Robert Franchineau. Ce melonier du nord…
Fabien Pichon a perdu
5 animaux et presque toutes ses brebis ont avorté.
Il a été touché par la FCO 3 et la FCO8

Sur son exploitation de Smarves, alors qu'il n'était d'ailleurs pas encore installé et qu'il était en train d'agrandir son…

Charles Giusti a pris ses fonctions à la Préfecture de la Vienne cette semaine.
Un nouveau préfet avec une "bonne appétence pour les questions agricoles"

S'il a cité en premier les questions de sécurité, le nouveau préfet de la Vienne, Charles Giusti a rapidement enchaîné avec l'…

Vivian Bourdeau est maire de Savigny-sous-Faye. Il est aussi conseiller communautaire de grand Châtellerault, en charge des discriminations, de l'égalité Hommes-femmes et des violences intrafamiliales en milieu rural.
Grand Châtellerault contre les violences intrafamiliales

En mars, Vivian Bourdeau a été élu maire de Savigny-sous-Faye. Au sein de la communauté de communes de Grand Châtellerault, il…

Lundi, c'est sur l'exploitation céréalière et maraîchère de Dominique Pierre que s'est déroulée la première réunion.
Le Préfet sur le terrain pour comprendre l'agriculture
Tout juste arrivé, Charles Giusti a visité deux exploitations de la Vienne cette semaine. Les élus de la chambre d'agriculture…
Publicité