Pas de vaches ni de public mais la Vienne au RDV
Avant même la clôture du salon, il semble évident que le nombre de visiteurs au Sia sera cette année en nette baisse. Les agriculteurs de la Vienne, notamment les éleveurs ovins, étaient pourtant bien présents à l'événement qui a pris un côté plus professionnel que d'habitude.
Rarement il n'aura été aussi facile de déambuler dans les allées du Salon de l'agriculture. "C'est la cata!" lançait mardi dernier François Guillon. Le gérant des Bières de Montmorillon, présent au Sia depuis 2019, se désole devant les faibles ventes qu'il réalise. "Samedi, j'ai vendu 8 fûts. D'habitude, c'est une quinzaine". Même constat pour Clément Leroy, apiculteur à Poitiers (les Prés Leroy), qui vient, lui pour la première fois, et qui sait déjà qu'il ne couvrira pas ses frais. "J'ai beaucoup de stock, donc je me suis dit que c'était intéressant de venir" explique l'agriculteur qui souhaite développer la vente à distance. "La bonne nouvelle, c'est que j'ai rencontré beaucoup de confrères et des professionnels du conditionnement, et ça va me permettre d'avancer dans mes projets". Les professionnels, justement étaient effectivement bien présents, et peut-être même plus disponibles que d'habitude. Les éleveurs ovins de la Vienne concourraient aussi dans de nombreux concours: Camille Charles, Kevin Sicard et
Benoît Billy en Mouton Vendéen, Philippe Berger, avec des animaux île de France et Vincent Bossis avec ses Suffolk (nous publierons la liste des résultats dans notre prochaine édition). Une délégation de la Vienne, emmenée par Alain Pichon, et composée d'élus du département, mais aussi de Serge Boulanger, préfet de la Vienne, était aussi sur place mardi, pour exprimer son soutien à l'agriculture.
Oupette et sa "belle aventure"
Il avait été très présent lors de l'édition 2025 du Sia, puisque c'est une de ses vaches (Oupette), qui en était l'égérie. Alexandre Humeau, éleveur à Dienné, était aussi au salon cette année. Le stand des Limousines met toujours en avant sa vache, et les goodies à son effigie. Mercredi, il a reçu un prix des mains d'Alain Rousset, président du Conseil régional Nouvelle-Aquitaine. L'occasion d'annoncer qu'Oupette a de nouveau vêlé le 14 janvier de "Belle aventure".
Nouvelle étape pour Filtralife
Imaginée et développée par Auguste Minot, dans la Vienne, la solution Filtralife était présente dans deux stands au salon : sur celui de Groupama, pour le système destiné aux particuliers, et sur celui d'Agriest pour celui adapté aux éleveurs. "Agriest nous distribue depuis 1 mois" explique le chef d'entreprise, qui se réjouit de cette étape qui lui ouvre les portes du marché national. "C'est une machine qui peut filtrer 5 m3 par heure, et qui est donc adaptée aux élevages conséquents". Déjà testé (avec une machine bien plus petite) dans l'élevage caprin de Jean-Frédéric Granger (lire l'article consacré à ce test), mais aussi dans l'atelier volailles du lycée des Sicaudières, ce système de filtration est selon Auguste Minot "une solution complète et mécanique, simple mais avec de la technologie de pointe", qui permet un traitement de l'eau sans utilisation de produits, ce qui a un impact sur la santé des animaux. "Je propose systématiquement une analyse aux agriculteurs, afin d'identifier les soucis actuels qu'ils ont sur la qualité" explique le chef d'entreprise, qui se dit également ouvert à de nouveaux revendeurs.