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Les entreprises d’ici
Marie Surgelés, le prêt à manger fabriqué à Airvault

À Airvault depuis 36 ans, l'usine Marie Surgelés, appartenant au volailler LDC, est un des leaders des plats cuisinés surgelés. L'entreprise mise sur la sécurité de son process et la transparence de ses approvisionnements pour conserver son attractivité.

L'usine Marie Surgelés est présente dans le paysage de la commune d'Airvault depuis presque quatre décennies. Sortie de terre en 1987 pour diversifier les activités de surgelés sucrés de l'entreprise Gorçy, implantée à Mirebeau (86), elle répond à l'époque à l'explosion des ventes de plats cuisinés surgelés, propulsés par la démocratisation des congélateurs et micro-ondes dans les foyers.

L'usine emploie alors 50 personnes, pour une seule ligne de production de barquettes.

Dès 1989, le site investit dans deux chambres de stockage froid, l'une à logistique manuelle d'une capacité de 3 000 palettes, l'autre entièrement automatisée, avec trois robots Alstom gérant 8 000 palettes. Quatre ans plus tard, l'usine est équipée d'un système de traçabilité informatisé, rarissime à cette époque et crée une ligne de production IQF (Individual Quick Frozen, des sachets familiaux portionnables).

De Danone à LDC

L'histoire de Marie navigue au sein des mouvements de l'agroalimentaire. En 1994, elle est intégrée dans le groupe Danone, puis fusionne avec Vivagel. Les sites d'Airvault et Mirebeau sont ainsi rejoints par l'usine Vivagel de Chacé (49). Ils forment encore actuellement les trois sites de Marie Surgelés.

Revendue par Danone, Marie Surgelés est rachetée par le groupe agroalimentaire britannique Uniq, avant de passer, en 2009, sous la bannière du volailler français LDC (Lambert Dodard Chancereul), qui détient en autres les marques Le Gaulois, Maître Coq, ou Traditions d'Asie.

L’usine d’Airvault fournit 40 % du rayon plats cuisinés surgelés des GMS.

Cinq lignes de production pour 30 000 tonnes

L'usine est aujourd'hui équipée de deux lignes pour les barquettes individuelles ou familiales (dont lasagnes), deux lignes IQF, pour des sachets portionnables de 250 g à 1,5 kg et une ligne pour le poisson en sauce. " Nous produisons 30 000 tonnes à l'année ", précise Julien Le Garrec, directeur du site depuis 2011.

Le site produit en effet des plats pour les GMS, sous sa gamme Marie Surgelés, mais également pour d'autres marques (notamment distributeurs), et alimente la restauration collective publique ou privée.

L'usine répond à la certification IFS (International Food Standard), norme reconnue pour certifier la sécurité et la qualité des produits alimentaires et les processus de production, indispensable à la commercialisation en GMS.

Des viandes d'origine française

250 références de produits finis, 400 emballages, 415 matières premières et autant de cahiers des charges sont gérés par les équipes airvaudaises. " La marque Marie Surgelés sélectionne depuis longtemps l'origine de ses produits, précise Julien Le Garrec. C'est comme ça que nous sommes passés entre les gouttes de la crise de la viande de cheval en 2013, les consommateurs ayant conservé leur confiance dans nos produits ".

Lire aussi : Bellot Minoteries, la qualité en héritage

Les viandes de volaille, bœuf ou porc proviennent toutes de France pour la marque Marie, et quasi exclusivement aussi pour les autres marques. " Nous n'avons plus qu'un seul client qui demande du poulet importé ", note le directeur. Les pâtes viennent de France ou d'Italie, la pâte à lasagne est fabriquée sur place à base de semoule de blé dur, le riz provient d'Europe, Amérique du sud ou Asie. " L'origine France de la tomate est priorisée, continue le directeur, mais nous peinons à en trouver. Tout comme certains légumes, quelle que soit leur origine, tel que le poivron dont la production est déficitaire après des années climatiques difficiles. Nos approvisionnements sont en lien direct avec la production agricole ".

Innover et investir

Pour maintenir sa place (l'usine d'Airvault fournit 40 % du rayon plats cuisinés surgelés des GMS), le site modernise régulièrement ses installations : en 2017, de nouveaux cuiseurs pour rissoler la viande ont été mis en place, et depuis 2020, un trieur optique sur la ligne IQF complète les détecteurs à rayons X et détecteurs de métaux, afin d'éviter les corps étrangers, première source de réclamations dans l'industrie agroalimentaire.

Côté cuisine, l'innovation doit être permanente pour renouveler l'attrait des consommateurs. Les recettes sont revisitées ou créées régulièrement. Les lasagnes sont par exemple en cours de rénovation.

Le site investira prochainement dans une station d'épuration des eaux usées. " Les effluents doivent être épandus tout au long de l'année et il est difficile de les écouler en hiver ".

Le projet prévoit la construction d'un système de traitement des eaux et de lagune, dont une partie alimentera l'irrigation des parcelles agricoles voisines. Les études sont en cours, notamment quant à l'orientation des cultures pour la valorisation de cette eau. La station est prévue pour 2026.

 

Chiffres clés :

80 M€ de chiffre d'affaires en 2022

250 personnes en CDI et 70 intérim

24 750 m2 de surface

66 % de la production à marque Marie

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