Des chevriers de la Vienne au Sénégal
Depuis une vingtaine d'années, la fédération régionale caprine mène des actions au Sénégal. La dernière mission s'est tenue en janvier, avec notamment un éleveur de la Vienne.
Quand il revient d'une mission, Jean-Frédéric Granger se dit qu'il n'a "que des problèmes de riche. Ça fait relativiser". En janvier, cet éleveur caprin de Celle-Lévescault s'est en effet rendu avec plusieurs autres chevriers de la région, mais aussi sa compagne qui travaille sur l'exploitation, Nathalie Doussaint, au Sénégal. dans les exploitations qu'il a visité, à 80 km de Dakar), il constate que les difficultés n'ont rien à voir avec celles rencontrées en France. "Quand on leur dit qu'on a 300 chèvres, ils écarquillent les yeux". Au Sénégal, ce sont surtout des femmes qui tiennent des élevages caprins, souvent avec des chèvres de la race Sahel. Mais difficile de parler de cheptels, car le nombre d'animaux dans chaque élevage reste faible. "Vendre un chevreau, c'est l'équivalent d'une année de scolarité pour une enfant" s'étonne Jean-Frédéric Granger, qui décrit aussi des pratiques surprenantes.