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Une eau de boisson de qualité pour réussir en aviculture

La qualité bactériologique et physico-chimique de l’eau est primordiale en élevages avicoles. Pour la préserver, analyses et entretiens réguliers sont nécessaires.

Le type d’abreuvoir influence largement le développement du biofilm à l’intérieur du circuit.
Le type d’abreuvoir influence largement le développement du biofilm à l’intérieur du circuit.
© C. Delisle

L’eau est le premier aliment des volailles. Elles boivent 1,8 fois plus qu’elles ne mangent. « A un jour, le poussin, comme le dindonneau, consomme la moitié de son poids en eau. La qualité bactériologique et physico-chimique de l’eau est donc essentielle pour obtenir des animaux, de meilleures performances », a rappelé Maryn Descombes de la chambre régionale d’agriculture des Pays-de-la-Loire, lors d’une journée avicole organisée dans le cadre des journées Innov’Action. Avant d’ajouter : « Aussi, une analyse d’eau régulière permet de s’assurer que les caractéristiques bactériologiques et physico-chimiques sont en accord avec les recommandations et de vérifier que le circuit d’abreuvement est bien protégé de toute contamination ».
Des analyses régulièresLes analyses physico-chimiques sont à renouveler tous les cinq ans pour un branchement sur le réseau public, tous les trois ans pour les puits de forage, avec deux à trois analyses pendant l’année d’installation. Le prélèvement doit s’effectuer après la pompe ou au sas. « Les critères à étudier sont à déterminer en fonction de la connaissance du captage. Pour un puits non connu, mieux vaut privilégier une analyse large », précise Loïc Fulbert, du GDS de la Mayenne. Concernant les analyses bactériologiques, elles sont à réaliser au moins une fois par an, en bout de ligne. « Attention, une eau claire n’est pas synonyme de qualité. Le traitement d’amélioration de l’eau doit être une solution de dernier recours. Un traitement d’eau ne résoudra pas les problèmes liés à des défauts d’installation sur l’exploitation. Il est donc nécessaire avant tout d’en identifier l’origine et d’étudier toutes les solutions à disposition en s’adressant à un spécialiste, avant d’investir en matière de traitement de l’eau », poursuit Maryn Descombes.Pour améliorer la qualité bactériologique de l’eau, plusieurs points sont à maîtriser. Cela passe tout d’abord par un nettoyage-désinfection au vide sanitaire mais également en cours de lot. Au vide sanitaire, canalisations et matériels (bacs et abreuvoirs) sont à nettoyer. Pour éliminer les dépôts minéraux et organiques (biofilm), il faut ajouter une base forte puis rincer à l’eau claire, de préférence sous pression. Si on cherche à éliminer les dépôts minéraux et biofilm, un acide fort est à ajouter avant de rincer comme précédemment. « Il est important de respecter les doses et les temps d’action des produits pour garantir leur efficacité ».


Nettoyage-désinfection, étape importante
En cours de lot, et notamment pendant la période de démarrage, un nettoyage hebdomadaire des canalisations et abreuvoirs, avec un produit désinfectant et autorisé en présence des animaux, est recommandé ainsi qu’un rinçage sous pression, dans la mesure du possible. Il ne faut pas non plus oublier d’entretenir et de protéger son approvisionnement en eau et ses équipements. Un nettoyage mécanique peut être effectué par injection d’air comprimé et d’eau, en cas d’encrassement important. Le nettoyage chimique permet d’éliminer les dépôts. Attention toutefois à ne pas détruire les canalisations par l’utilisation des produits chimiques.

- Analyser régulièrement la qualité de l’eau en bout de ligne.
- Protéger, nettoyer et entretenir le captage.
- Etablir une conception de circuits d’eau, facile à entretenir.
- Suivre la consommation d’eau.
- Maîtriser, contrôler et entretenir le matériel de distribution et de traitement.
- Mettre en place les traitements physico-chimiques si nécessaire et en vérifier l’efficacité.
- Appliquer un protocole de nettoyage désinfection efficace au vide sanitaire et en cours de lot.
- Mettre en place un traitement bactériologique permanent et rémanent, si besoin uniquement et en vérifier l’efficacité.

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