Sécurité et prévention : des réponses de terrain
Le maire, garant de la tranquillité publique de sa commune, peut mettre en œuvre ce qu'à Yversay on appelle des "réponses fortes" ou encore, comme à Saint-Martin-la-Pallu, équiper sa police municipale d'une arme. Des actions peuvent aussi engager les habitants, à l'instar des référents quartiers et des citoyens vigilants, à Vouillé.
Sécurité et prévention sont parmi les priorités des habitants et donc évidemment abordées par les candidats aux prochaines élections municipales. "Même dans la ruralité, nous avons des faits de délinquance mais nous ne pouvons pas parler de montée en puissance. Il y a aussi un inconscient collectif qui joue au gré des actualités nationales. Mais les habitants de nos campagnes ont besoin d'être rassurés" assure Henri Renaudeau, maire de Saint-Martin-La-Pallu. Programmé dans la mandature qui s'achève, le recrutement d'un policier municipal est effectif depuis août dernier dans la commune nouvelle et, depuis la signature d'une convention avec l'État, il est armé. "La question de s'en servir ne se pose pas, mais c'est plutôt un effet dissuasif. Le policier fait des rondes dans nos villages. Il rassure" ajoute le premier édile. À Yversay, le maire Anthony Lamy a fait aussi du thème de la sécurité et de la prévention un axe de son dernier mandat. "Je crois qu'il faut avoir une réponse forte dès la constatation d'actes. Cela passe par un renforcement des liens avec la gendarmerie, et, en tant qu'officier de police judiciaire, d'une plainte déposé par le maire". Des délibérations en conseil municipal peuvent aussi avoir un effet dissuasif. "Sur les dépôts sauvages de déchets, à Yversay, l'amende va de 50€ pour des déjections canines à plus de 1500€ pour des déchets polluants" ajoute Anthony Lamy qui n'hésite pas à diffuser les actes de malveillances sur les réseaux sociaux pour alerter les habitants, dont certains sont engagés dans des dispositions de participation citoyenne.
Référents
À Vouillé, le dispositif des "référents de quartiers" est né en 2015, puis, plus tard, celui des "citoyens vigilants". Les premiers sont des relais pour les habitants, leurs voisins et l'objectif est de signaler des problèmes à la municipalité (éclairage, voisinage, voirie) mais aussi d'impulser des projets (repas, événements). Les citoyens vigilants sont aussi en lien avec la gendarmerie pour signaler des faits inhabituels, des actes de malveillances, des cambriolages. " J'avais envie de m'impliquer dans la vie de ma commune et faciliter le quotidien des habitants de mon quartier" explique Alain Jordan, très impliqué dans la vie associative et maire de Vouillé de 2008 à 2014, c'est en tant que référent de quartier qu'il poursuit donc son "travail" dans la collectivité. Pour Line Oble, née à Vouillé, "c'était l'occasion de retrouver une vie de village avec les habitants qui vivent autour de chez moi. Ils m'identifient comme le relais de la commune. Et on devient parfois ami". Céline Nauleau s'est installée à Vouillé en 2014 et est devenue presque aussitôt référente de son quartier. "Je ne connaissais personne et c'était aussi le moyen d'impulser des projets et de dynamiser la vie locale". Elle espère "que les élections vont permettre de relancer ce dispositif qui n'est peut-être pas encore assez connu des habitants".
Une des candidates les plus âgées
Annette Savin est une candidate particulière dans la Vienne. A près de 80 ans, elle enregistre 43 ans de mandat à Cissé (2 en tant qu'adjointe et 5 en tant que maire). "On m'a proposé de rester sur la liste, je me suis dis pourquoi pas mais j'ai envie de laisser faire les jeunes. Je serais là si besoin " sourit Anette Savin. Parmi ses satisfactions ? "Avoir voulu faire le bien de tous sans devoir trancher avec des difficultés. Mes mandats se sont bien passés, dans la confiance avec mon équipe municipale et dans le personnel communal. C'est important la confiance" assure la maire de Cissé pour encore quelques semaines qui se qualifie comme avoir été "une animatrice et une gestionnaire d'équipe au service des habitants". Elle sait que l'équipe qui se présente aux suffrages de mars prochain se place dans la continuité.
Agriculteur et engagé
Benoit Guinguay a 36 ans. Il est céréalier, exploitant forestier et effectue quelques travaux publics à Latillé. Il est engagé pour ces élections municipales de la commune aux côtés de René Gaschet au sein de la liste "Vos ambitions, nos propositions". Pourquoi? "Je suis né à Latillé et j'y ai grandi. J'en suis parti pendant 10 ans mais je suis revenu m'y installer il y a un peu moins de deux ans. J'ai repris l'exploitation agricole familiale en 2018. J'ai envie d'agir dans ma commune. J'ai des compétences dans l'entretien des routes et des chemins et j'ai envie de mettre ces compétences au service des habitants. Je n'habite pas le bourg et j'ai l'impression, à Latillé comme ailleurs, que les hameaux, et la ruralité en général, sont un peu oubliés des politiques et j'ai envie de rapprocher les hameaux des préoccupations. Ce qui me plaît aussi dans cet engagement dans les élections municipales c'est de travailler avec une équipe."
Ce qu'il attend de sa municipalité
Croisé sur le marché de Mirebeau (commune où il réside), Jean-Claude Salmonie attend du conseil municipal des actions pour dynamiser sa commune, d'un point de vue économique, pour créer de l'emploi. "Il faudrait aussi des animations, pour dynamiser le bourg, et attirer les jeunes. J'ai l'impression qu'il n'y a que le marché, et il n'y a pas toujours beaucoup de monde, à la fois en commerçants et en clients. C'est un peu le serpent qui se mord la queue : moins il y a de commerçants, moins il y a de clients. Et puisqu'il n'y a pas beaucoup de clients, les commerçants viennent moins…"