Aller au contenu principal

Produire plus de protéines avec l’association graminées - légumineuses

© Cérience

L’agronome semencier Cérience vient de dévoiler le résultat d’essais menés depuis cinq ans sur l’intérêt d’implanter des dérobées associant graminées et légumineuses. Depuis 2017, ce ne sont pas moins de 60 essais qui sont implantés chaque année en grandes parcelles, au sein de leur réseau. Les résultats ont montré que l’association de trèfle incarnat Aldo à des dérobées à base de graminées ne nuisait pas à l’autonomie massique. Si la valeur alimentaire du mélange RGI + Aldo est bien supérieure, avec 25 % de protéines/kg de MS en plus, le tonnage à la récolte de fourrage est équivalent à celui enregistré pour un RGI en dérobée seul. « C’est une meilleure valeur alimentaire pour une productivité équivalente, résume Fabien Montmeas, le chef marché fourragères pour Cérience. Mais attention, toutes les variétés ne se valent pas » ! 

De fait, ce n’est pas en associant les meilleures variétés qu’on obtient les mélanges les plus performants. Ainsi, le trèfle incarnat Aldo a été sélectionné pour son aptitude à pousser en association avec un ray-grass d’Italie. « Sa force de concurrence et sa vigueur de pousse sont remarquables et expliquent les bons rendements », illustre Fabien Montméas. Tout comme le trèfle incarnat Aldo, le RGI alternatif Mixy a, lui aussi, été sélectionné pour son aptitude à être associé à des légumineuses afin d’éviter qu’elles ne soient étouffées par un démarrage précoce de la graminée.

La synthèse des essais Cérience a également mis en évidence la supériorité de l’association de vesce velue, trèfle incarnat, trèfle de Micheli et de RGI. Baptisé M-Dynamic, ce mélange s’est montré encore plus performant que l’association trèfle incarnat + RGI, avec 90 kg de protéines/ha en plus. La vesce velue fait également l’objet d’un programme de sélection par Cérience car l’espèce permet la production d’un fourrage riche en protéines. « Nickel est notre variété phare : elle combine résistance au froid et départ en végétation précoce, deux critères qui font la différence pour une utilisation en dérobée », note Fabien Montméas.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Caracterres.

Les plus lus

Père et fils se lancent dans la culture de framboises à grande échelle
Face à une difficulté croissante à valoriser la production de céréales, Philippe Dinais s’oriente vers des cultures mieux…
Les futurs chevaux champions de saut naissent à Esse
La famille Courdent a lancé un élevage de chevaux de sport à Esse, spécialisé dans le saut d’obstacles.
Une installation synonyme de diversification
Théophile Baudoin va rejoindre la ferme familiale début 2024. À la production de viande bovine en place, il veut ajouter un…
Quand les enfants reviennent s’installer à la ferme
 Après avoir chacun expérimenté le salariat et d’autres milieux de travail, Dylan et Erwan Guynouard ont choisi de revenir sur l’…
Chanvre Mellois labellise sa production
L’entreprise des 14 agriculteurs associés de Chanvre Mellois accroit sa production et ses ventes, sécurisant encore son assise…
Fabrice tutore les jeunes pousses… d’éleveurs caprins !
Des acteurs du plan Capr’1 ont mis en place un système de tutorat caprin en Nouvelle-Aquitaine Pays-de-la-loire. Une dizaine d’…
Publicité