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Pour favoriser l’utilisation de la betterave fourragère

Les ventes de betteraves fourragères laissent apparaître un intérêt croissant. Une culture simplifiée grâce aux solutions génétiques, de désherbage et de mécanisation.

Les semenciers proposent de plus en plus de variétés tolérantes à la rhizomanie et au rhizoctone brun.
Les semenciers proposent de plus en plus de variétés tolérantes à la rhizomanie et au rhizoctone brun.
© C. Delisle

Après la PAC de 1992, les ventes de betteraves fourragères ont chuté et continué de décroître jusqu’en 2007. Depuis, elles se stabilisent voire « augmentent légèrement. Aujourd’hui, on observe également ce regain d’intérêt auprès des semenciers. Entre 2000 et 2009, seulement dix nouvelles variétés de betteraves fourragères ont été inscrites au catalogue français, contre 13 entre 2010 et 2014 et sur l’année 2015, ce sont cinq nouvelles variétés qui ont été proposées à l’inscription », constate Julien Greffier, animateur à l’association pour le développement de la betterave fourragère monogerme (ADBFM).

Des variétés tolérantes
aux maladies
Actuellement, « presque toutes les variétés sont tolérantes à la rhizomanie, maladie qui altère fortement les rendements. On observe un écart de rendement de 20 à 35 % selon les années, entre des variétés sensibles et d’autres résistantes. » Le rhizoctone brun représente la seconde maladie pour laquelle les semenciers proposent des variétés tolérantes. Elle provoque des nécroses sur la racine et pose principalement problème lors de la conservation des betteraves.
Les variétés de betteraves dites fourragères-sucrières avec un taux de matière sèche compris entre 12 et 16 % représentent la majorité des ventes de doses. Toutefois, on observe que les ventes du type sucrières-fourragères avec un taux de matière sèche supérieure à 16 % se développent pour atteindre un tiers des ventes. Un taux de MS élevé permettant d’améliorer le rendement UF/ha. Les éleveurs rencontrent en effet de moins en moins de contraintes de distribution pour les betteraves à teneur élevée en matière sèche qui peuvent être légèrement plus dures, rendant de ce fait la consommation plus délicate pour les bovins, grâce aux solutions de distribution mécanisée (découpage en morceaux).

Une mécanisation à 100 %
La betterave fourragère dispose de nombreux atouts tant zootechniques qu’agronomiques (rotation, piégeage de l’azote, sécurisation du système fourrager). Son intérêt zootechnique est aujourd’hui bien connu des éleveurs. Avec un rendement régulièrement supérieur à 100 tonnes de racines par hectare, les éleveurs peuvent compter sur une production de 18 000 à 22 000 UFL par hectare. « Toutefois, la betterave fait encore face à certains clichés concernant la mécanisation. Pourtant, les solutions de désherbage, de récolte et de distribution mécanisée ont largement contribué à en simplifier sa conduite. C’est aujourd’hui une culture qui se mécanise du semis à la distribution et qui ne pose pas forcément de problème pour le désherbage, à condition de réaliser deux à trois passages post-levée, en respectant à chaque fois un intervalle de sept à dix jours maximum, sans se préoccuper du stade de la betterave. Après avoir effectué le désherbage et utilisé si nécessaire un fongicide pendant l’été, il ne reste plus qu’à attendre la récolte, la betterave se conserve ensuite très bien sur une aire bétonnée », poursuit Julien Greffier. Le dernier frein technique éventuel est lié à la récolte lorsque l’éleveur n’est pas équipé, mais il y a des solutions.

L’ADBFM a entièrement refondu son site Internet, tourné entièrement vers l’éleveur.

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