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Par où commencer pour s’installer en agriculture ?

Avant de s’installer, il y a de multiples étapes à passer, et de nombreuses questions à se poser. La Safer a fait un point sur les accompagnements possibles et les démarches  à effectuer lors d’un webinaire organisé fin juin.

© CA Dordogne

Pour s’installer, il ne suffit pas de bénéficier d’un savoir-faire technique et de connaissances plus ou moins étoffées. « À présent, on observe une élévation du niveau des acquis sur la gestion d’une entreprise, le management, l’administratif, les démarches juridiques ou encore la commercialisation », relève Christine Navailles-Argentaa, chargée de mission installation/transmission à la chambre d’agriculture de Nouvelle-Aquitaine. Mais au-delà de cela, il faut déjà bien cadrer son projet et surtout ses attentes. « Il est nécessaire de se poser une série de questions comme l’équilibre que l’on souhaite avec la vie de famille, les revenus estimés pour vivre, la volonté environnementale… ».

Le premier pas à réaliser de manière concrète est la visite à un PAIT (Point accueil installation transmission), qui mettra le futur installé en relation avec les différents partenaires. « C’est le lieu pivot de l’installation, résume la responsable régionale. Après le premier rendez-vous, le processus démarre par la formation puis nous recommandons des stages pratiques, pour se confronter aux réalités du terrain ». Une étude économique est une autre action possible, qui permet de chiffrer le projet sur les quatre premières années d’activité. Elle est financée à hauteur de 600 € par l’État et la région.

Les PAIT peuvent aussi aiguiller les candidats sur de possibles aides. « Il y a la DJA, qui débloque 30 000 € en moyenne, mais comme toute aide publique, il y a certaines contraintes dont certains veulent s’affranchir. Le prêt d’honneur peut être une solution intéressante. En 2021, il y a eu 700 installations aidées sur 2 000 en Nouvelle-Aquitaine, et 150 bénéficiaires du prêt d’honneur ».

Laisser le temps de réaliser sa transmission
 

Le recours à la Safer est également intéressant car « elle propose plusieurs outils et possède la connaissance du marché, relate Nathalie Bonnefont, du service projets et investissements ruraux de la Safer Nouvelle-Aquitaine. Un référent par département travaille avec les conseillers fonciers de chaque secteur et met en relation les porteurs de projet avec les propriétaires qui souhaitent vendre ». Un petit tour par le site Internet propriete-rurale.com permet de s’inscrire en ligne pour commencer ses recherches. « Tous les candidats sont recontactés systématiquement », précise la conseillère. De plus, le porteur de projet n’a pas besoin de réitérer la totalité des démarches à chaque bien ciblé. « Des rapprochements sont aussi faits par les équipes et des relances sont faites sur les moins actifs ».

Des mécanismes existent aussi pour aider la transmission, à l’image de stockage de propriété. Mis en place par la Safer, il peut sécuriser la transmission du bien sur une durée de trois ans pour laisser le temps d’élaborer le projet. Une intermédiation locative peut également être mise en place et un fonds d’aide, Facina, permet d’aider les acheteurs à hauteur de 50 % des frais d’actes (plafonné à 1 500 €). Il existe aussi une assurance fermage, sorte de garantie fermage pour le bailleur, qui est une convention de mise à disposition quand le propriétaire ne veut pas louer ses terres. « Tout est fait pour faciliter les reprises », conclut Nathalie Bonnefont.

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