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Les GDA du Nord Charente fusionnent

La fusion des 3 GDA du nord Charente dans l’ADANC a été actée lors de l’assemblée générale. Objectifs : maintenir le nombre d’adhérents qui baisse et se grouper pour garder de l’indépendance.

Frédéric Parthenay, Louis-Marie Nocent et Fabien Jeune.
Frédéric Parthenay, Louis-Marie Nocent et Fabien Jeune.
© Alexandre Merlingeas

Dans les années 60, les GDA ont participé à la diffusion et à la vulgarisation de l’évolution technique de l’agriculture. « Aujourd’hui, on a beaucoup de mal à trouver notre place, il faut faire de nouvelles actions et avoir d’autres motifs d’existence », explique Louis-Marie Nocent, le désormais ex-président du GDA de Ruffec et de Villefagnan. « Il y a 25 ans, il fallait une salle comme celle de Salles-de-Villefagnan pour chaque assemblée générale. Maintenant, même réunis à trois, on arrive juste à remplir une moitié de salle », reconnaît Frédéric Parthenay, l’ancien président du GDA de Mansle et Saint-Amant-de-Boixe.

Le 9 mars, l’assemblée générale de l’ADANC, Association de développement agricole du Nord Charente, a acté la fusion des trois GDA en son sein. Portant à environ 110 le nombre d’adhérents. « Les anciens s’en vont et peu de jeunes arrivent », explique Fabien Jeune, ex-président du GDA d’Aigre. Chaque territoire des anciens GDA gardera une personne référente.

Garder une indépendance

L’activité des deux groupes de travail mis en place va se poursuivre en 2016. Le groupe Agronomie explore le fonctionnement du sol et les couverts végétaux. Alors que le groupe Communication, créé depuis deux ans, s’est fait remarquer l’été dernier par la conception de pancartes informatives visant à alerter le grand public sur le rôle de l’agriculture. « On va préparer de nouveaux messages cette année, puisque nos industriels réalisent qu’il faut faire plaisir aux consommateurs et se souviennent que ce sont aussi les agriculteurs qui font les produits laitiers », avertit Frédéric Parthenay.

Que peut apporter des groupes d’agriculteurs aujourd’hui ? « Une indépendance, répond Frédéric Parthenay. Nous sommes dans un système d’intégration, sous la coupe des coopératives ». « C’est vrai qu’on est trop orienté, selon Fabien Jeune. Parfois, on n’a pas le choix. A notre niveau, on peut faire des essais et essayer de garder la main sur ce que l’on fait ». Autre exemple de l’intérêt d’un groupe d’agriculteur comme celui de l’ADANC : la participation de représentants de l’association avec le Pays du Ruffécois à l’élaboration du prochain programme Leader. « On a essayé de l’orienter pour qu’un maximum de filières puisse en bénéficier », a dit Frédéric Parthenay.

Le nouveau bureau et son président seront élus lors d’une prochaine réunion le 30 mars.

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