Aller au contenu principal

Exclusivité
Le XV de France dans les fermes deux-sévriennes

Dix exploitations des Deux-Sèvres accueillent, dès samedi 1er avril, les joueurs de l’équipe de France de rugby et leur staff. Le cadre des fermes offre une diversité de supports d’entraînement et une mise au vert appréciable pour les athlètes.
 

Yoann Germain et Frédéric Naudon, joueurs de rugby loisir, font partie des agriculteurs qui accueilleront le XV de France.
© MG

Les Deux-Sèvres, terre d’accueil du rugby ! L’information, longtemps tenue secrète, a pourtant fini par percer : notre département va accueillir, dès le samedi 1er avril, les joueurs du XV de France en amont de la Coupe du monde de rugby, qui se tiendra en France en septembre.

Le staff n’a pas choisi n’importe quelle destination pour ses athlètes : l’entraînement se fera dans des exploitations agricoles. Dany Fournier, le président de Comité départemental de rugby des Deux-Sèvres, a tenu à réserver ses premières déclarations à la rédaction d’Agri 79 : « J’ai été sollicité par le directeur technique national afin de préparer la Coupe du monde de rugby. Les Deux-Sèvres sont un endroit calme, propice à une mise au vert pour les joueurs. Le programme s’articulera autour de séances physiques, techniques et  ludiques ».

Des vaches, des poulets, des patates

Dix fermes réparties sur le département ont été sélectionnées pour accueillir les 31 joueurs de l’équipe et leur encadrement pendant une semaine. Les lieux ont été choisis en fonction de leur diversité de productions et d’environnement. « Notre département est riche en paysages différents, ce qui permet de varier les conditions d’entraînement », précise Dany Fournier. L’intendance a par ailleurs prévu l’approvisionnement de 290 kg de viande rouge locale, 315 poulets et 200 kg de pommes de terre.

Parmi les agriculteurs hôtes, Yoann Germain et Frédéric Naudon, installés en grandes cultures à Frontenay-Rohan-Rohan et Sainte-Ouenne. Tous deux sont joueurs de rugby (association Les crânes chauves, à Niort), et Yoann est éducateur bénévole pour les jeunes du Niort Rugby Club. « Dès le 1er avril, nos fermes vont être mises à disposition des joueurs. Nous devons préparer des équipements et du matériel pour des entraînements de musculation : lancer des petites bottes, retourner des pneus agricoles, déplacer des sacs de blé ».
Les travaux de labour seront également réalisés par les joueurs, ce qui permettra un gain de temps et de carburant pour les exploitations. Dans plusieurs fermes, la présence des athlètes a été synchronisée avec la première sortie au champ des génisses, que les joueurs, placés dans le pré, devront esquiver. Espérons pour eux qu’ils y parviennent.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Caracterres.

Les plus lus

François Berthelot
Disparition de François Berthelot

C'est avec stupeur que la rédaction a appris le décès de François Berthelot, mercredi dernier, suite à un accident avec un…

Intempéries de printemps : cas de force majeure reconnu pour tout le département

Les fortes intempéries intervenues en sortie d’hiver et au printemps ont, pour certaines exploitations, empêché les semis…

Michel Cousseau retrace dans cet ouvrage le récit que son papa lui a fait le jour de ses 92 ans de son enfance, dans les Deux-Sèvres et la Vienne.
La vie des paysans du Poitou dans un livre
Dans son dernier livre, Michel Cousseau raconte la vie presque ordinaire d'Alexandre, son papa. Pas tout à fait ordinaire, parce…
Lionel Simon (2e à gauche), entouré de ses salariés : Dylan Jaulin, Flavie Gourbault, Floriane Cousineau.
"Je fais du lait en individuel avec des salariés"

Suite au départ de son associé, Lionel Simon, à La Peyratte, a choisi de garder le troupeau laitier et d'organiser la main d'…

Une des deux lagunes a été découpée dans la nuit de jeudi à vendredi.
Des dégradations en marge des festivités

Il y a quelques jours, une dizaine de syndicats, associations et partis politiques avaient appelé à des actions le long du…

Il est important de distinguer la fusariose du microdochium (exemple ci-dessus), qui ne produit pas de mycotoxines toxiques pour les êtres humains.
Il est encore tempsde protéger les épis tardifs

Les conditions humides courant montaison et les pluies répétées ont pu favoriser le développement de l'inoculum initial, et…

Publicité