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Le dynamisme passe par les commerces

Si la compétence économique appartient aux intercommunalités, les élus des communes sont au chevet de leurs commerces. Ils contribuent à leur dynamisme. Exemples en Grand Châtellerault.

Aux Ormes, il y a une boulangerie, une épicerie, un tabac presse, une quincaillerie et des artisans et entreprises. Le 1er adjoint Jacques Sabourin, à la tête d'une des deux listes pour ces élections se souvient "qu'il y a eu jusqu'à 15 cafés". Le chiffre est tombé à 0 et il souhaiterait la reprise de l'hôtel-restaurant, à vendre depuis plusieurs années. Ça ne sera pas facile car de gros travaux sont à prévoir. Mais le candidat a pris aussi le parti de mobiliser sa population. "J'ai été très clair en réunion publique. On peut se plaindre qu'il n'y a pas de commerce mais il faut les faire vivre quand ils sont là. Les porteurs de projets y mettent toutes leurs économies " note Jacques Sabourin. À Archigny, il y a une épicerie et une boulangerie. Romain Martineau, candidat, aimerait rouvrir le bar et en faire un "multiservices". "Il manque de la convivialité dans le bourg" estime-t-il, "il faut des animations, pour attirer les familles, et garder les jeunes", évoquant également un projet de guinguette au plan d'eau. Les communes de Sossay (420 habitants) et Saint-Rémy-sur-Creuse (462 habitants) ne sont pas reste. Des artisans et des entreprises y sont installés. À Sossay, le bar va bientôt ouvrir une partie épicerie. Le 1er adjoint Christophe Chatillon, tête d'une des deux listes en lice, pointe les difficultés pour les communes rurales de s'affirmer dans l'intercommunalité. " Le PLUI, auquel s'ajoute le Scot (schéma de cohérence territoriale) détermine des zones d'implantation des entreprises. C'est inquiétant pour les petites communes qui ne pourront pas décider de l'implantation d'entreprises. Je dis ne bloquons pas, faisons du cas par cas" affirme Christophe Chatillon qui compte peser dans les prochaines décisions du Plan local de l'urbanisme intercommunal de Grand Châtellerault. À Saint-Rémy-sur-Creuse, Julie Aviron, cheffe d'entreprise, a l'intention de redynamiser la commune, notamment à travers son bar-restaurant, fermé depuis l'année dernière. Il est à vendre mais les intempéries récentes obligent désormais à de lourds travaux. "En tant que maire, j'étudierais toutes les options pour éviter que l'établissement soit acheté pour faire des logements" affirme Julie Aviron. Elle a grandi dans ce village auquel elle est évidemment très attachée et compte bien retrouver "le dynamisme, que l'on a connu. Il y avait trois bars quand on était jeune avec des soirées à thème". Pour elle, la survie des commerces passera aussi par l'arrivée de nouvelles familles (qui sauveraient aussi peut-être l'école) et Julie Aviron compte engager un travail sur les logements vacants. "Il faut accompagner les propriétaires pour qu'ils effectuent des travaux et vendent ces maisons". À La Roche-Posay, Alain Brunet, candidat d'une des deux listes présentes a aussi le développement économique en ligne de mire. "On ne peut pas rester sur la seule jambe du thermalisme. Nous avons connu jusqu'à 8000 curistes par an et après une baisse à 3000 après le Covid, les chiffres sont autour de 5000 aujourd'hui. Il faut développer autre chose" affirme le candidat qui mise toujours sur le tourisme pour la commune située entre le Futuroscope, les châteaux de la Loire et le zoo de Beauval, gage selon lui de faire perdurer les commerces installés mais aussi des ouvertures, notamment d'établissements hôteliers. Enfin, à Oyré (960 habitants), la municipalité utilise un levier financier pour soutenir l'installation de nouveaux commerçants avec l'achat des locaux et la location à titre gratuit. "Nous l'avons fait pour le restaurant le Local. Les restaurateurs n'avaient pas l'assise financière au départ. Depuis, ils ont racheté les murs. C'est ce que nous faisons aussi pour la boulangerie. Des porteurs de projets sont intéressés mais le bâtiment avait besoin de lourds travaux" détaille Florence Guillemoto. L'actuelle première adjointe est tête de la seule liste de la commune à ces prochaines élections. La boulangerie devrait ouvrir d'ici la fin de l'année. "C'est un commerce qui est très attendu par les habitants" précise la future première édile.

Ce qu'il attend de son maire

Habitant de Lencloître et salarié de la société Bondy, Ludovic Kudla se dit avant tout préoccupé par la sécurité et le nombre de commerces dans sa commune. "Il faudrait éviter que les grands commerces tuent les petits. Ici, à Lencloître, ou à Vendeuvre, et même à Châtellerault, quand on regarde de vieilles photos, on se rend compte que beaucoup ont disparu." S'il avoue que son intention de voter baisse parfois "dans le contexte politique national compliqué", il émet un vœu pour les élus municipaux. "Il faut qu'ils réfléchissent avant de dépenser de l'argent !".

Agriculteur et engagé

L'engament pour Romain Martineau, c'est loin d'être une nouveauté. Cet éleveur bovin d'Archigny a en effet été impliqué aux Jeunes Agriculteurs, à la FNSEA, à la MSA, au sein de sa Cuma, mais aussi à la MFR de Chauvigny, dont il est le président. "J'aime donner et aider les autres" explique l'agriculteur, qui se présente pour la première fois aux municipales. "Ce sont les agriculteurs qui façonnent le paysage. C'est donc important qu'ils soient représentés, à la fois dans les mairies, mais aussi les communautés de communes". Romain Martineau se présente, en tête de liste, sans étiquette, et entend se pencher sur les commerces, le réseau routier, l'entretien du patrimoine, la jeunesse et l'école.

Un des plus jeunes candidats

Nohal Delavois a 20 ans et il est actuellement étudiant en licence mention administration économique et sociale à l'Université de Poitiers. Il a été sollicité par la maire sortante de Cenon-sur-Vienne, Odile Landreau. "J'ai eu un sentiment de fierté de pouvoir agir pour ma commune. Je m'intéresse à la politique aussi dans le cadre de mes études et c'est un domaine dans lequel j'aimerais travailler". Arrivé dans la commune en 2018, Nohal Delavois y est très attaché et souhaiterait, s'il est élu, travaillé sur les questions liées à la jeunesse. "J'ai été inscrit au point jeune et j'ai fait du foot. Je pense que je peux apporter des choses sur des projets". Journées de tractage, café citoyens et réunion publique ont ponctué la campagne pour Nohal Delavois qui retient aussi qu"il y a deux listes cette année et je trouve que c'est un bon indicateur de la vie démocratique de la commune".

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