Aller au contenu principal

La valeur ajoutée aux éleveurs

Christophe Limoges, administrateur FNPL

© ac

Aléas climatiques et économiques ont fragilisé la filière laitière, ainsi que le prix payé... quelle analyse avez-vous ?
C’est bien l’effondrement du prix du lait payé aux producteurs depuis maintenant près de deux ans qui est la cause de l’affaiblissement des exploitations laitières et du désarroi des éleveurs. Les producteurs qui obtenaient les meilleurs résultats technico-économiques ne sont pas épargnés aujourd’hui. Des marges de compétitivité existent sans doute sur les exploitations laitières mais c’est bien une hausse durable du prix du lait qui sauvera les ateliers laitiers. La France ne peut laisser structurellement ses agriculteurs vendre en dessous de leurs coûts de production ! Les actions syndicales ont mis en avant le groupe Lactalis en tant que «dernier de la classe». Ces actions ont conduit à un accord pour le dernier trimestre. Mais qu’en est-il aujourd’hui des autres grands groupes privés et coopératifs ? Leur responsabilité est évidemment aussi clairement engagée.
Pour le bassin Charentes- Poitou, je voudrais mettre en avant le lien qui existe entre le secteur privé et la coopération laitière .Si pour notre territoire, 90 % de la collecte est assurée par la coopération, par contre pour ce qui concerne la transformation, il en est autrement. Actuellement, Terra Lacta est totalement dépendante de Savencia. Les producteurs de lait de notre territoire ne comprendraient donc pas que leur lait soit sous rémunéré par rapport à l’environnement alors qu’il est transformé et revalorisé en grande partie par Savencia, qui met sur le marché des produits à haute valeur ajoutée !
Dominique Chargé a annoncé que les producteurs laitiers devaient sortir de l’asservissement des entreprises ! Alors banco, vu la configuration du bassin Charentes Poitou, que nos principales coopératives laitières montrent qu’elles ne sont pas asservies à Savencia et se démarquent en matière de prix du lait! Peut-on payer ses producteurs au plus bas avec des marques qui valorisent au mieux sur le marché intérieur ? Peut-on vendre du «Caprice des dieux» et du «Coeur de lion» sans vergogne et sans se soucier du sort de ses fournisseurs ? Sans compter la démarche qualité «beurre AOP Charentes Poitou» avec un investissement important fait par les producteurs sur la communication et la promotion du beurre AOP et doit impérativement se traduire de façon positive sur la paye de lait des éleveurs.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Caracterres.

Les plus lus

Emmanuelle et Pierre Hay restent solidaires et déterminés face à la situation.
Réserves: une famille sous pression
Depuis plusieurs mois, le quotidien de Pierre Hay, mais aussi celui de son épouse et de leur enfant, est rythmé par des attaques…
Après "Au nom de la Terre" et "La promesse verte", Édouard Bergeon, ici à Poitiers lundi dernier, sort "Rural" le 4 mars.
Un film "Rural", pour réconcilier agris et urbains
Dans quelques jours, Édouard Bergeon sort un nouveau long métrage qui évoque l'agriculture. "Rural" est un portrait de Jérôme…
Les demandes de transport solidaire en Civraisien en Poitou ont augmenté de 40 %. Le Cif-SP est toujours en recherche de soutien financier et de nouveaux chauffeurs pour pérenniser le dispositif.
Mobilité rurale : des solutions en marche

Vivre en milieu rural, c'est souvent être un peu loin de tout. Pour garder ses habitants, le sud Vienne a déjà mis en place…

Damien et Latetitia Berthomier ont reçu le 1er prix des pratiques agroécologiques dans la catégorie "Prairies et parcours". LPO86
23 médailles pour la Vienne au Sia

À l'issue du Salon de l'agriculture, les producteurs de…

Le nouveau bureau de la FNSEA 17, en date du 10 mars 2026.
Un nouveau bureau pour la FNSEA 17

Le syndicat départemental a renouvelé son équipe décisionnaire.

Emmanuel Turpeau et son épouse Sonia élèvent 110 Charolaises inscrites au Herd-book.
Le deux-sévrien Emmanuel Turpeau élu à la tête du Herd-book charolais

Emmanuel Turpeau, sélectionneur charolais à Bressuire, a été élu président du Herd-book de la race le 10 février.

Publicité