Aller au contenu principal

Magazine
La maraîchine, une bière locale « du champ au verre »

Deux brasseries artisanales, ancrées dans le Marais poitevin, se sont associées pour créer une nouvelle bière marquée « Valeurs Parc naturel régional ». Produite à base d’orge issue du territoire, elle fédère un partenariat d’acteurs locaux.

Après les bières Tête de mule, Sébastien Courtin commercialise La maraichine avec la brasserie vendéenne La Cibulle. Catherine Tromas, vice-présidente du Parc naturel régional du Marais poitevin, lui remet le label Valeur Parc naturel.
© Léa Calleau

Estampillée « Valeurs Parc naturel régional », la bière La maraîchine est née de la collaboration entre des acteurs locaux. La brasserie du Marais poitevin s’est associée à La Cibulle, sa cousine vendéenne, pour créer une nouvelle recette, locale et artisanale. Elle emprunte le nom de la vache emblématique du lieu, de race maraîchine.

La minoterie de Courçon assure l’approvisionnement en orge, cultivé dans des parcelles de Charente-Maritime. La réflexion est engagée pour fournir une orge certifiée Haute valeur environnementale d’ici cinq ans. Dans le même département, à Bernay-Saint-Martin, est implantée la Malterie de l’Ouest, qui assure la transformation de la céréale en orge malté.

« C’est rare en ce moment de mener des beaux projets comme celui-ci », a affirmé Sébastien Courtin, fondateur de la brasserie du Marais, lors du lancement de la commercialisation du produit, le 30 mars dernier. La collaboration entre lui et Maxime Bonnin, brasseur de La Cibulle, dormait dans les tiroirs depuis longtemps.

« Ce n’est que le début de l’aventure, assurent-ils. On espère voir des petits frères et sœurs » à La maraîchine.

Cette production en circuit court a du sens, soutient Maxime Bonnin. On contrôle toutes les étapes de fabrication, du champ au verre ».

Seul le houblon est importé de l’étranger, sa production en France étant rarissime.

Les deux brasseries ont gardé leur identité, avec une bouteille à l’étiquette bleue, ciblée 85 pour la Vendée, et une verte identifiée 79 pour les Deux-Sèvres. Elles contiennent la même bière blonde, dans un format 75 centilitres « plus convivial à partager », avance Sébastien Courtin, à condition de la boire en compagnie de dame modération !

La marque d’un territoire

Après le miel et la viande bovine, la bière La maraîchine se voit elle aussi valorisée par la marque « Valeurs Parc naturel régional » du Marais poitevin. Ce label national, reconnu par l’État, distingue des services et produits selon un cahier des charges strict, dans les 56 parcs de France. Ancrage territorial, dimension humaine de l’entreprise et préservation du patrimoine sont des critères déterminants. Pour Catherine Tromas, vice-présidente du PNR Marais poitevin, ce projet se démarque par la collaboration entre deux entreprises. « Un bel engagement collectif et un atout touristique », les a félicités Anne-Sophie Guichet, maire de Coulon.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Caracterres.

Les plus lus

Emmanuelle et Pierre Hay restent solidaires et déterminés face à la situation.
Réserves: une famille sous pression
Depuis plusieurs mois, le quotidien de Pierre Hay, mais aussi celui de son épouse et de leur enfant, est rythmé par des attaques…
Damien et Latetitia Berthomier ont reçu le 1er prix des pratiques agroécologiques dans la catégorie "Prairies et parcours". LPO86
23 médailles pour la Vienne au Sia

À l'issue du Salon de l'agriculture, les producteurs de…

Emmanuel Turpeau et son épouse Sonia élèvent 110 Charolaises inscrites au Herd-book.
Le deux-sévrien Emmanuel Turpeau élu à la tête du Herd-book charolais

Emmanuel Turpeau, sélectionneur charolais à Bressuire, a été élu président du Herd-book de la race le 10 février.

Le nouveau bureau de la FNSEA 17, en date du 10 mars 2026.
Un nouveau bureau pour la FNSEA 17

Le syndicat départemental a renouvelé son équipe décisionnaire.

Patricia Proust, Christine Bel, Pierre Aballea et Cyril Gomel, co-présidents et vice-présidents de Nouaillé environnement critiquent " un PLUI de façade et un document collectif qui ne serait que l'addition des intérêts des 16 communes des Vallées du Clain".
L'urbanisme à l'épreuve des PLUI

Les Plans locaux d'urbanisme (PLU) sont désormais intercommunaux et ont, pour beaucoup, été votés en 2025. Dans les Vallées du…

L'hôtel-restaurant des Ormes est à vendre.
Le dynamisme passe par les commerces
Si la compétence économique appartient aux intercommunalités, les élus des communes sont au chevet de leurs commerces. Ils…
Publicité