Aller au contenu principal

Événement
Concours de Tonnay-Boutonne : la 25ème édition aura lieu le 16 mars

Lundi 16 mars, la coop de Tonnay-Boutonne sera le lieu où le monde de l'élevage bovin se retrouvera pour le concours bovins. Un rendez-vous incontournable mais qui n'échappe pas aux conséquences de la conjoncture actuelle.

Rendez-vous est donné le lundi 16 mars. 
Rendez-vous est donné le lundi 16 mars. 
© K.B.

Peut-on dire que les années se suivent et se ressemblent lorsqu'il s'agit du concours bovins de Tonnay-Boutonne ? Pas sûr pour cette nouvelle édition, même si l'ambiance aurait pu être beaucoup plus festive pour ce 25ème concours. Si en 2025, l'événement accueillait près de 70 bêtes, 2026 connaîtra un cru beaucoup moins important, puisqu'il n'y aura qu'une quarantaine d'animaux. 

«  La conjoncture actuelle n'incite pas les éleveurs à inscrire leurs vaches  », explique Freddy Vinet, l'un des organisateurs de cet événement.

Les cours sont assez hauts et les animaux se vendent bien : les contraintes liées à la préparation des animaux pour une telle foire peuvent sembler moins pressantes pour les éleveurs qu'à l'époque - pas si lointaine - où il était difficile d'atteindre les coûts de production.

S'ajoute à cela un contexte sanitaire national qui peut décourager la participation de certaines exploitations. FCO, MHE, DNC... Les maladies pouvant impacter les troupeaux bovins n'ont pas manqué ces dernières années, et ont entraîné l'annulation de plusieurs événements. L'attention du grand public s'est focalisée sur l'absence des vaches au Salon de l'agriculture, mais des rendez-vous beaucoup plus locaux ont été également impactés. En janvier, l'association Festiv'Agri a pris la décision d'annuler le rendez-vous de Lezay, prévu ce 12 mars, en raison d'une conjoncture « trop défavorable pour une organisation sereine ».

Un moment de convivialité

Mais les organisateurs de Tonnay-Boutonne ont fait un choix différent et affichent leur confiance dans la bonne tenue de l'événement. Le concours, agrée par la Fédération nationale des concours d'animaux de boucherie de haute qualité, se déroulera dans une ambiance peut-être plus timide. Comme à l'accoutumée, les animaux seront jugés, à partir de 8 h, puis à partir de 10 h 30, classification et vente

« Les éleveurs, les bouchers, les commerciaux répondront présents pour commercer... Et passer ensemble un moment convivial », sourit Bruno Gorron, membre du comité d'organisation.

Car c'est cela, aussi, le concours de Tonnay-Boutonne : un moment de partage au sein de la filière, un public allant bien au-delà des participants. Jeunes et moins jeunes prendront toujours un moment pour venir voir les animaux, discuter avec les éleveurs et participer au traditionnel repas. Les sujets de discussion dans les travées ne manqueront pas : entre le contexte agricole départemental et national, l'actualité géopolitique, les pluies des dernières semaines, il y aura de quoi dire ! Ces discussions et le repas partagé, c'est peut-être ce qui fait l'ADN de ce concours. Et c'est ce qui en fait, à l'heure où le lien social se fait toujours plus rare, un rendez-vous précieux à préserver.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Caracterres.

Les plus lus

Pascal Luttiau était l'une des chevilles ouvrières du salon Capr'Inov.
Pascal Luttiau s'en est allé

L'éleveur caprin, investi dans la filière et dans le salon international Capr'Inov, est décédé pendant le weekend de Pâques à…

Robert Franchineau a été très actif dans la défense du melon du Haut-Poitou, ici (à droite) lors du lancement de la campagne à Rungis, en 2013, avec l'Académie des maîtres du melon, qu'il a présidée. 
Le patron des melons s'en est allé
C'est avec stupeur que le monde agricole de la Vienne a appris cette semaine le décès de Robert Franchineau. Ce melonier du nord…
Alexandre Culot propose des "Kaps Burgers", qui sont fermés, mais aussi des frites belges, cuites dans la graisse de bœuf.
Burgers et frites belges made in Poitou
Si les burgers sont souvent associés à de la cuisine industrielle, Alexandre Culot s'efforce, lui, de démontrer qu'il est…
Olivier Leclerc et son apprenti, Sabbir Khalashi, finissent 4e et 3e dans leur catégorie.
4e et 3e Meilleur burger de France pour le chef et son apprenti de Poitiers

La finale nationale de la Coupe de France de burger by Socopa s'est déroulée mercredi, Porte de Versailles, à Paris. Olivier…

Emmanuel Rérolle réduit sa vitesse de conduite pour limiter la consommation de carburant.
Si chère énergie...
Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, la flambée des prix des carburants fragilise de nombreux secteurs d'activité…
Olivier Courandière propose de nombreuses utilisations de son drone, dont plusieurs pour l'agriculture. 
Il largue des trichogrammes par drone
Informaticien et pilote d'aéronef, Olivier Courandière a créé l'entreprise "Drone Performances". Basé à Vouillé, il propose de…
Publicité