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Il faut que ça bouge dans les vins de pays charentais !

Le Syndicat des producteurs et de promotion des vins de pays charentais recherche une dynamique et étudie de nouveau la possibilité de créer une vitrine de type Maison des vins ou d’aller vers une AOP.

De gauche à droite : Thierry Jullion, président du syndicat des producteurs et de promotion des Vins de Pays Charentais, Jean-Jacques Hauselmann, technicien, et Jean-Jacques Biteau.
De gauche à droite : Thierry Jullion, président du syndicat des producteurs et de promotion des Vins de Pays Charentais, Jean-Jacques Hauselmann, technicien, et Jean-Jacques Biteau.
© Alexandre Merlingeas

La présentation se veut énergique et entrecoupée de clips vidéos humoristiques. Les intervenants sont dynamiques à l’image de Jean-Jacques Biteau, ancien journaliste et producteur à Sablonceaux, qui animait les débats. Les responsables du syndicat des producteurs et de promotion des Vins de Pays Charentais ont voulu faire de leur assemblée générale le 12 avril aux Abattoirs à Cognac l’illustration d’une filière qui va de l’avant et prend son destin en main. Ils ont sans doute été revigorés par les chiffres de la récolte 2014 en hausse à 77 500 hectolitres (voir encadré), après deux années compliquées. Même les comptes du syndicat sont revenus dans le vert (+ 48 700 €) après trois exercices déficitaires. « Notre budget ne dépend qu’à 10 % des subventions, ce qui est peu en ces temps de restriction budgétaire des collectivités », pouvait se réjouir le bouillonnant Thierry Jullion, président du syndicat, qui officie un peu comme le chef de fil de cet esprit de révolte qui plane désormais dans les Vins de Pays Charentais. Et en plus le millésime 2015 s’annonce de bonne facture !

Pesticides, prix et AOP

Au-delà des mots et des attitudes volontaristes, on s’interroge beaucoup au sein du syndicat sur l’avenir de la filière. « Je circule dans la campagne depuis 18 mois, j’ai vu des prix qui me font tomber les bras », a signifié Thierry Jullion avec une moyenne des prix de vente des bouteilles à la propriété qui se situe aux alentours 3,50 €, et pour les plus bas à 3 €, voir 2,80 €, et même du bio à moins de 4 €.
Autre sujet de discussion, l’engagement sociétal en lien avec la problématique des pesticides. Avec la mise en place des premières restrictions d’usage près des écoles dans le vignoble du cognaçais, le débat prend de l’ampleur. « Plutôt que de subir, il faut que nous devenions acteur », insiste Thierry Jullion.
Le conseil d’administration souhaite relancer l’étude sur la possibilité de devenir une AOP. Ce qui faciliterait notamment la mise en place d’un cahier des charges plus exigeant en matière de méthodes respectueuses de l’environnement. « Même les vins du Haut Poitou sont en AOC depuis 2011 ! ». Le syndicat exhorte aussi les producteurs à mettre en place des actions sur la biodiversité comme la plantation de haies ou la création de zones écologiques. « Il faut mettre en place une formation pour apprendre à répondre aux critiques qui nous sont faites », selon Thierry Jullion.

Une vitrine

Les vins de pays Charentais cherchent aussi une vitrine pour leur image de marque. Un désir d’autonomie guide le syndicat qui étudie à nouveau l’idée de la création d’une Maison des Vins de Pays Charentais. Un endroit où se retrouver entre producteurs, pour présenter les vins au public, faire déguster et peut-être vendre. « À 30 ans, nous devons être chez nous ! » tonne Thierry Jullion. L’Agence Jade qui assure la communication de la marque va monter le dossier en 2016 et livrera ses conclusions en fin d’année sur la possibilité ou non de réaliser ce rêve. l’investissement dans un wine truck, un camion mobile de dégustation des vins, a déjà été évalué. Le montant du projet s’élevant à 100 000 € a été jugé trop cher par les responsables du syndicat.

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