Il a été touché par la FCO 3 et la FCO8
5 animaux et presque toutes ses brebis ont avorté.
Sur son exploitation de Smarves, alors qu'il n'était d'ailleurs pas encore installé et qu'il était en train d'agrandir son cheptel, Fabien Pichon a été touché en octobre 2024 par la FCO 8. "Tout le monde commençait à parler de la maladie, mais en se disant qu'elle ne viendrait pas dans la Vienne" se souvient l'agriculteur, qui s'est officiellement installé quelques mois plus tard, en avril 2025. Après la découverte des premiers cas, il a vacciné tout le reste du troupeau. "Les brebis ont presque toutes coulé, et j'ai perdu mon bélier" explique l'éleveur qui ne sait pas si cela est dû au vaccin ou à des animaux eux aussi touchés, mais sans symptômes. Après avoir racheté un bélier en urgence, de nouvelles mises bas ont eu lieu en mai 2025. "Donc, la vente des agneaux est arrivée à un moment où les cours étaient moins bons..." Pendant l'été 2025, il n'avait pas vacciné pour le FCO 3, et des animaux (qui étaient d'ailleurs sur la même parcelle, en bordure d'une rivière), ont été touchés. Cette fois, ce sont deux animaux qui sont morts. Cette année, Fabien Pichon va donc vacciner contre les deux sérotypes. "Je ferai ça en mai, au moment de la tonte". La vaccination devrait se faire avec une semaine d'écart. Si pour les animaux morts de la FCO 8, il a été indemnisé, pour les pertes liées à la FCO 3, il n'a rien touché. "Avec les décalages de mises bas, le nouveau bélier, c'est une perte économique importante" explique l'éleveur. En plus de la vaccination, Fabien Pichon va aussi éviter de renvoyer ses animaux sur la parcelle où les deux sérotypes étaient survenus, et teste aussi des blocs de sel à l'ail. "Je le propose aux brebis depuis le printemps, donc je n'ai pas de recul. Mais visiblement, les moustiques aimeraient moins piquer des animaux qui ont consommé de l'ail..."