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Grippe aviaire en Deux-Sèvres : les zones de protection et de surveillance définies

Après la découverte d’un foyer de grippe aviaire chez un éleveur de Saint-Sauveur, près de Bressuire, et l’abattage des 3700 canards, des zones de protection et de surveillance ont été définies. Des dérogations d’entrées et de sorties des animaux sont possibles auprès de la DDCSPP.

© Préfecture

C’est toute une zone autour de Saint-Sauveur qui retient son souffle. Ce mercredi matin, l’arrêté préfectoral déterminant un périmètre réglementé est tombé. Deux zones ont été définies : une zone de protection, qui concerne Boismé nord (les territoires au nord de la D135) et Bressuire sud (les territoires au sud de la D938 TER), soit un rayon d’environ 3 km, ainsi qu'une zone de protection, qui inclus Boismé sud et Bressuire nord mais également Clessé, Chanteloup, La Chapelle-Saint-Laurent, Chiché, Courlay, Faye-l’Abesse et Geay, soit un rayon de 10 km. Toutes les exploitations de ce périmètre vont faire l’objet d’une visite des services de l’État, et des prélèvements systématiques sur les palmipèdes vont être effectués dans la zone de protection. Tous les éleveurs seront contactés en amont, par la DDCSPP pour la quinzaine d’exploitations les plus proches du foyer et par les vétérinaires pour tous les autres. « Nous sommes en zone non stabilisée pour l’instant, pose Cyrille Girard, chef adjoint du service santé et protection animales de la DDCSPP 79. Les introductions sont interdites pendant huit jours à compter de la date de l’abattage des canards touchés par le virus (NDLR : mardi 15 décembre). Il faut donc faire toutes les inspections dans ce délai pour ne pas le rallonger. Ensuite, si aucun cas n’est détecté, on pourra commencer à faire les mises en place, sous réserve de la découverte de nouveaux cas ». Néanmoins, selon la DDCSPP, il n’y a pas d’autres suspicions à l’heure actuelle en Deux-Sèvres.

Des dérogations possibles

Si rien ne rentre et rien ne sort de ces zones, des dérogations sont tout de même possibles. Cela ne devrait pas poser de soucis pour les éleveurs adhérents de groupements, qui ont déjà entamé les démarches. En revanche, cela sera du cas par cas pour les autres. « Toutes les demandes doivent être envoyées à l’adresse mail ddcspp-alerte-influenza@deux-sevres.gouv.fr, précise le chef adjoint. Tout y sera centralisé et réparti dans nos services. On a demandé des renforts qui viennent de la région pour traiter le plus rapidement possible les demandes ».

Grégory Nivelle et Jean-Marc Renaudeau, respectivement présidents de la Fnsea 79 et de la chambre d’agriculture 79, ont profité de cette situation pour recontacter l’association des maires des Deux-Sèvres ainsi que la sous-préfecture de Bressuire pour rappeler les règles de biosécurité. « Trop de basses cours sont encore exemptes de protection alors que le département est en alerte renforcée depuis le 5 novembre », assurent tous les professionnels. Pour rappel, les règles de biosécurité sont disponibles ICI.

La découverte de ce cas, ainsi que celui de Vendée (7000 canards abattus lundi, 32 communes sous surveillance), inquiète la filière, « d’une part parce qu’il s’agit de deux élevages en claustration totale et d’autre part parce que ces premiers cas n’augurent rien de bon pour la suite, notamment en termes de contraintes supplémentaires à la production, indique Alexis Baillargeau, président de la section avicole de la Fnsea 79. Il convient donc de respecter plus que jamais les règles de biosécurité afin de limiter le nombre de nouveaux cas. Rappelons que tous les mouvements de volailles, d’œufs, de carcasses et d’effluents sont interdits dans la zone de ou des élevages touchés. Les mises en place de poussins sont notamment interdites pendant trois semaines à partir de l’abattage du dernier foyer déclaré. Il faut donc espérer qu’il n’y ait pas d’autres cas, car cette date serait décalée d’autant. Beaucoup de questions se posent encore sur les deux cas déclarés et sur la suite des événements, notamment pour tous les élevages concernés par la zone de protection. En effet, qui prendra en charge l’allongement des vides sanitaires et/ou les retards d’abattages dans ce périmètre de 10km » ?

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