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On a testé pour vous !
En proie à l'amour des rapaces

Au Parc sauvage de la Tour Blanche (Dordogne), on peut observer des animaux mais aussi mettre en vol et nourrir des rapaces. Bienvenue au stage de volerie.

© L. Roth et L. Lemaire

À les voir tournoyer dans le ciel, jouant avec les courants d’air ascendants pour prendre de l’altitude, on ne soupçonne pas à quel point, de près, au sol, ils peuvent être grands, majestueux et imposants pour certains ou vifs, agiles et attachants pour d’autres. Les rapaces ont en commun d’être carnivores, posséder des serres et un bec crochu et tranchant. Pour le reste, ils sont aussi différents qu’un zèbre l’est d’une girafe. C’est auprès de Célia et Alexandre du Parc sauvage de La Tour Blanche que j’ai pu pleinement m’en rendre compte.

Cet après-midi là, les conditions sont parfaites pour le stage de volerie que le parc propose depuis l’an dernier. Pas de pluie mais pas trop de soleil non plus, ça serait le pire. Par grosses chaleurs, les oiseaux restent tapis dans leur volière, à l’ombre des arbres qui jalonnent le site. « Ils sont très sensibles à la météo. Les oiseaux en général – les rapaces y compris – n’aiment pas les gros changements de température », se plaît à expliquer Alexandre Duguet, directeur du site, passionné de fauconnerie depuis sa plus tendre enfance. Ils sont espiègles aussi, à commencer par les plus petits.

Il suffit de s’approcher de son jardinet pour que le duo de faucons crécerelles se mette à piailler.

« Ils ont été imprégnés, c’est-à-dire que nous les avons nourris à la main dès leur naissance, raconte Alexandre Duguet. Donc, dès qu’ils nous voient, ils nous sollicitent pour avoir à manger ; comme ils le feraient avec leurs parents. »

Une fois sortis de leur volière, rapides comme l’éclair, les deux petits rapaces partent s’ébrouer les ailes au-dessus de l’aire de spectacle, leur terrain de jeu. Ils sont tellement vifs qu’ils virevoltent et me donnent le vertige... ou un torticolis. Le gant de fauconnier sur la main gauche, la fauconnière (la besace qui contient la nourriture) en bandoulière, j’ai juste le temps de caler une petite cuisse de poussin entre mes doigts que, déjà, l’un deux fond sur moi pour se saisir de la “proie”. Heureusement, il ne pèse que 300 grammes maximum et hop ! en une seconde, le voilà reparti.

Deux mètres d'envergure

Avec l’urubu à tête rouge, c’est déjà une autre histoire. Entre 66 et 81 centimètres de long, 1,83 mètre d’envergure, 1,4 kilo en moyenne. Ce qui signifie que les ailes déployées, cet oiseau est plus grand que moi !

L’animal n’a pas l’air franchement aimable et c’est tout de même un charognard. Mais Tokyo – c’est son nom – est plutôt docile, un peu taquine quand il s’agit de saisir la moitié du poussin qui lui est promis dans mon gant. Avec patience, Célia l’appâte sur son avant-bras et me l’envoie. Tokyo joue le jeu, fait des allées et venues entre nous, perchoirs et gardes-manger mobiles. C’est un bon entraînement pour l’étape suivante.

Tram est un vautour fauve femelle de 6,1 kilos et plus de deux mètres d’envergure. Pas agressive pour un sou, elle se laisse porter, déploie ses ailes pour trouver son équilibre, m’enveloppe de son plumage magnifique. Quand elle prend son envol, elle appuie de tout son poid sur mon bras qu’elle prend pour une branche et part vaquer, comme si de rien n’était. Leurs façons peuvent paraître brutales mais ces oiseaux de proie se révèlent attachants au fur et à mesure du stage.

Alex et Célia sont intarissables quand il s’agit de parler de leurs pensionnaires, leurs aptitudes, leurs lubies, leurs espérances de vie. J’ai découvert des animaux calmes et coopératifs, et je ne les regarderai plus jamais tournoyer dans les hauteurs de la même manière.

Informations pratiques

Horaires d’ouverture : en juillet - août, tous les jours de 10 h à 18 h. Fermeture des caisses à 17 h. Visite guidée du parc de vision à 10 h 30. Présentation des rapaces à 11 h 15. Goûter des animaux à 15 h. Spectacle des rapaces à 16 h 30. En septembre - octobre, du mercredi au dimanche de 10 h à 18 h.

Tarifs : Gratuit pour les moins de 3 ans, 5 € de 3 à 12 ans, 8 € à partir de 12 ans. Stage de volerie à partir de 12 ans, 70 €.

Adresse : Le Claud, La Tour Blanche, Dordogne.

Site internet : www.leparcsauvage.com

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