Aller au contenu principal

Concours national Semae :  la prairie réussit à Sylène et Noémie

Chaque année depuis 38 ans, l’interprofession des semences Semae (ex-Gnis), organise un concours des prairies. Deux lycéennes de l’établissement Jacques Bujault de Melle sont arrivées troisièmes pour l’édition 2022.

© C.P.

Voilà dix ans que Marie-Joëlle Guéret, professeure d’agronomie au lycée agricole de Melle, inscrit ses classes au concours des prairies Semae. Ce dernier invite les élèves à proposer en binôme le diagnostic d’une prairie et des pistes pour en améliorer les propriétés fourragères. « C’est un prolongement de ce que nous voyons en cours et en travaux pratiques », souligne la professeure. « Cela nous rappelle surtout à quel point les productions végétales sont intimement liées aux productions animales », expliquent les deux étudiantes lauréates en 2022, Noémie Prezeau et Sylène Bricaud, qui se destinent à des carrières de vétérinaire rural et de conseillère en élevage.

S’appuyer sur Herbe book

Par la technique du zigzag, Noémie et Sylène ont révélé que la parcelle étudiée (une prairie permanente chez un éleveur de vaches laitières et de chèvres) présentait 50 % d’adventices. Le rumex notamment enlevait de la qualité à l’herbe destinée à la fauche pour nourrir les chèvres. « En regardant l’acidité du sol et les besoins du troupeau, nous avons préconisé de semer un mélange à dominante de trèfle violet. Il s’adapte mieux aux sols acides que la luzerne et est apprécié des animaux, indiquent les étudiantes en BTS productions animales. Nous avons aussi utilisé l’outil en ligne Herbe Book, de Semae, pour ajouter d’autres espèces et variétés, et les doser : du RGA diploïde, de la fétuque élevée, ou encore du dactyle ».

Semae met en effet à disposition sur son site la synthèse des notes de 16 espèces fourragères et leurs 490 variétés. Le concours des prairies 2023 est ouvert : inscriptions jusqu’au 31 janvier avant dépôt des dossiers en avril. En 2022, 570 élèves avaient participé.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Caracterres.

Les plus lus

François Berthelot
Disparition de François Berthelot

C'est avec stupeur que la rédaction a appris le décès de François Berthelot, mercredi dernier, suite à un accident avec un…

Intempéries de printemps : cas de force majeure reconnu pour tout le département

Les fortes intempéries intervenues en sortie d’hiver et au printemps ont, pour certaines exploitations, empêché les semis…

Michel Cousseau retrace dans cet ouvrage le récit que son papa lui a fait le jour de ses 92 ans de son enfance, dans les Deux-Sèvres et la Vienne.
La vie des paysans du Poitou dans un livre
Dans son dernier livre, Michel Cousseau raconte la vie presque ordinaire d'Alexandre, son papa. Pas tout à fait ordinaire, parce…
Lionel Simon (2e à gauche), entouré de ses salariés : Dylan Jaulin, Flavie Gourbault, Floriane Cousineau.
"Je fais du lait en individuel avec des salariés"

Suite au départ de son associé, Lionel Simon, à La Peyratte, a choisi de garder le troupeau laitier et d'organiser la main d'…

Une des deux lagunes a été découpée dans la nuit de jeudi à vendredi.
Des dégradations en marge des festivités

Il y a quelques jours, une dizaine de syndicats, associations et partis politiques avaient appelé à des actions le long du…

Il est important de distinguer la fusariose du microdochium (exemple ci-dessus), qui ne produit pas de mycotoxines toxiques pour les êtres humains.
Il est encore tempsde protéger les épis tardifs

Les conditions humides courant montaison et les pluies répétées ont pu favoriser le développement de l'inoculum initial, et…

Publicité