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Blé tendre et féverole d'hiver : le duo gagnant

Le 16 mai, au château de La Bône, à Granzay-Gript, 120 agriculteurs ont assisté aux ateliers au champ des fédérations de l'agriculture biologique, dans le cadre du programme Re-Sources. Le blé se porte mieux associé à la féverole, prouvent des essais.

«Le rendement du blé en association avec la féverole, en bio, est meilleur que celui du blé en culture, en pur. La féverole limite la pression des maladies sur le blé. Et si le blé est touché, la féverole compensera cette perte de rendement ; elle prendra la place du blé. La teneur en protéines d'un blé associé à la féverole est aussi plus élevée que celle d'un blé seul », a exposé Mathieu Demon, conseiller en grandes cultures de Bio Nouvelle-Aquitaine, la fédération régionale d'agriculture biologique, anciennement nommée Frab NA. Les rendements moyens de blé, sur l'exploitation de Jérôme Auguin, au château de La Bône, à Granzay-Gript, où ont été réalisés les essais, tournent autour de 2,5 t/ha quand ceux de blé-féverole s'élèvent à 2,8 t/ha.

« Le mélange de ces deux espèces est une contrainte à l'implantation mais l'on s'y retrouve. La marge brute est supérieure en association », a, de plus, assuré Alban Le Mao, responsable de la filière bio de la Cavac. Cette marge serait de 2 000 EUR/ha pour un blé-féverole, de quoi appâter les agriculteurs assistant à l'atelier au champ, le jeudi 16 mai, lors de la journée de la bio en Deux-Sèvres, dans le cadre du programme Re-Sources de reconquête de la qualité de l'eau. Si cette journée, intitulée « Du bio dans les tuyaux : opportunités techniques et économiques en AB », avait pour but de séduire les agriculteurs en conventionnel, elle avait aussi pour objectif de présenter aux cultivateurs en bio ou en conversion les dernières avancées agronomiques et les meilleurs investissements.

Le blé bio français plébiscité

« Le blé bio français est rare, cette filière est déficitaire. L'an passé, nous attendions 135 000 t de blé bio français, il n'y en a eu que 100 000. Si l'on ne sait pas vendre le mélange blé-féverole, nous sommes en capacité de démêler les produits, ce qui est certes facturé à l'agriculteur mais vaut le coup, d'autant plus quand on valorise une partie de sa production sous le logo Agri-Éthique de la Cavac, en filière courte », a tenté de convaincre Alban Le Mao.

Martine Cavaillé, d'Interbio Nouvelle-Aquitaine, l'interprofession régionale, à propos de la dynamique de la filière, a insisté sur la demande croissante des consommateurs en produits de boulangerie bio. 78 % des Français, selon le baromètre de l'Agence bio/CSA 2019, attendent plus de pains et de croissants bio chez leurs artisans... bio et français ! En Nouvelle-Aquitaine, en 2017, on a compté plus de 18 % de boulangeries nouvellement notifiées en bio et bien que la consommation française bio ait été tirée par les grandes et moyennes surfaces (GMS) en 2017, les consommateurs ont privilégié les magasins spécialisés en bio pour leurs achats en boulangerie-pâtisserie. Le blé bio français a de beaux jours devant lui. Tout l'enjeu est de trouver les agriculteurs volontaires pour assurer la filière. À voir la centaine de participants à la journée détailler les essais à côté du château, nul doute que l'appel d'Agrobio Deux-Sèvres, de Bio Nouvelle-Aquitaine et de la Cavac a été entendu.

 

 

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Bineuse arrière Monosem SCD modifiée artisanalement en bineuse frontale : 13 éléments, ancienne et nouvelle génération, avec équipement céréales à soc plat (un élément par inter-rang, semis à 25 cm). Ses points positifs : une visibilité du travail et une facilité de réglage de la profondeur de travail sur élément Multicrop de la marque. Ses moins : dextérité et vigilance indispensables du chauffeur requises, et les traces des roues du tracteur visibles après le travail. Constructeur : Monosem (Largeasse - 79). Revendeurs locaux : réseau SCAR, Ets Billaud Segeba et d'autres concessionnaires selon la demande.

 

 

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Bineuse arrière Garford grandes cultures, équipée du système de guidage Robocrop. Dix éléments, équipement céréales (soc plat) : un élément pour trois inter-rangs, semis à 14,5 cm. Ses atouts : la précision de la caméra 3 D couleur et le réglage de la pression de l'élément par l'hydraulique. Son point négatif : avec un inter-rang réduit et une culture développée, il y a un risque de dérive du système de guidage. Importateur : Novaxi. Revendeurs locaux : Ets Ouvrard, Semat, Allin Agri.

 

 

Bineuse arrière Steketee IC Light : équipements maïs pour un semis de 10 rangs à 60 cm, lame type Lelièvre, soc plat large et doigts souples rotatifs. Ses atouts : des équipements complets pour le travail dans l'inter-rang et sur le rang (doigts rotatifs), et la précision de la caméra numérique 3 D multi couleurs. Ses points négatifs : le paramétrage de la caméra en cas de culture très peu développée (moins de 2 feuilles). Constructeur : Steketee, qui vient d'être racheté par Lemken. Importateurs : Stecomat et le réseau Lemken. Revendeurs locaux : Stecomat et Ets Ballanger.

(Crédit vidéo : Siepdep de la vallée de la Courance )

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