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Beurre AOP Charentes-Poitou : gagner en valeur ajoutée

Nouveau cahier des charges, nouveau logo, nouveaux projets en cours : le syndicat des laiteries met tout en oeuvre pour continuer à dynamiser la filière avec en ligne de mire, la valeur ajoutée.

Laurent Chupin, Joseph Giraud, Patrick Roulleau ont présenté les actions et les projets du syndicat des laiteries.
Laurent Chupin, Joseph Giraud, Patrick Roulleau ont présenté les actions et les projets du syndicat des laiteries.
© AC

Même si 2020 a été atypique en raison de la conjoncture sanitaire, le syndicat des laiteries continue à garder le cap. Le nouveau cahier des charges et sa mise en application sont le « gros » dossier en cours. Certes, Patrick Roulleau, le président reconnaît, lors d'une conférence de presse à quelques minutes de l'assemblée générale, le 23 mars,  qu'il est « plus contraignant et conduit à revoir les pratiques des éleveurs », mais estime qu'« il nous appartient d'obtenir de nos clients la juste rémunération du beurre pour couvrir les surcoûts de ces efforts. » Chaque année, 600 exploitations seront contrôlées (soit 30 %) soit par Bureau Véritas ou par l'ODG.  
Le syndicat veut aussi « préparer l'avenir » avec d'autres projets. « Nous travaillons sur l'éco-conception du produit qui va de la production laitière jusqu'à la consommation. Nous nous penchons aussi sur la crème. C'est un produit qui se consomme de plus en plus; Nous souhaitons constituer un dossier pour une crème AOP », annonce Joseph Giraud, le directeur. Un travail est également en cours pour un site internet. « Il accompagnera les producteurs par rapport à la démarche et l'enregistrement pour l'AOP » précise Laurent Chupin, directeur de service.

Export : + 4,46 %

D'une façon globale, les ventes réalisées en grande distribution ont fortement augmenté (+7,5  % en volume). « Avec la crise sanitaire, les gens ont modifié leurs comportements en cuisinant davantage », explique Joseph Giraud.
Du côté de la commercialisation, le beurre AOP Charentes Poitou a vu une baisse de ses volumes de 4,43 % avec 26 582 tonnes contre 27813 en 2019. Dans la répartition, la GMS représente 30 % (26 % en 2019), du tonnage, l'industrie alimentaire 45 %, (contre 47 % l'année précédente) et le Foodservice 25 % et deux points de moins en 2019.
La bonne note vient de l'export (Chine et Russie) avec une hausse de 4,46 % avec 2951 tonnes vendues contre 2825 en 2019.

Un nouveau logo

Avec la Covid19, les consommateurs ont mesuré toute l'importance de continuer à produire des produits alimentaires de proximité et ainsi mieux pris conscience de l'intérêt de conserver des filières locales. Ce lien qui s'est tissé doit perdurer notamment avec plus de communication en « lien direct » avec des animations régionales, les réseaux sociaux. La commission communication a mené une réflexion sur un nouveau logo. Les couleurs sont les mêmes, le logo est plus visible et pour bien accentuer le bassin Charentes Poitou, des vagues rappellent la mer. « La valorisation passe aussi par la communication », explique le président. Les salons et les manifestations prévus dans le cadre du programme « Enjoy » avec les huîtres Marennes Oléron et les vins de Chabli n'ont pu avoir lieu l'année dernière. D'autres actions ont donc été réalisées avec le concours de la Région et l'Agence Alimentaire de Nouvelle-Aquitaine, via une campagne télévisée.
Avec toutes ces actions et ses projets, le président veut, « avec l'implication de tous », gagner « cette marche vers la valeur ajoutée ». Pour lui, c'est « la seule voie pour conserver une filière laitière dynamique, une diversité de nos territoires et une vie économique et sociale vivante sur notre bassin ».

 

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