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Allier conservation des sols et agriculture biologique

L’association BASE a accueilli à Dignac Sébastien Angers. L’agriculteur québécois est agronome de formation. Il est venu partager ses essais en matière d’agroécologie et de conservation des sols sur son exploitation biologique.

 « La gestion des sols est primordiale. La structure du sol est ce qui apporte la rentabilité nette », estime Sébastien Angers.
 « La gestion des sols est primordiale. La structure du sol est ce qui apporte la rentabilité nette », estime Sébastien Angers.
© A.V.

Allier agriculture de conservation des sols et agriculture biologique, « c’est comme apprendre à faire du monocycle. Au début, il faut se tenir avant de trouver son équilibre ». La formule de Sébastien Angers, agriculteur biologique au Québec et agronome de formation, a le mérite de montrer le pari difficile de l’agriculture moderne. « L’agriculture est un déséquilibre face à l’équilibre naturel », Dans une salle des fêtes de Dignac bien remplie, il a pu présenter ses travaux, à l’invitation des Agron’Hommes.

Pour l’invité québécois, c’est ce partage des données qui peut permettre de trouver un équilibre. Il a également beaucoup voyagé pour voir des mises en pratique différentes, avec chacune ses avantages et ses défauts selon le contexte. Et un point commun : « J’ai découvert avec tous les gens que j’ai rencontré que l’agriculteur doit devenir chef d’orchestre des relations. Des relations avec le sol et les relations humaines. »
Il illustre ses propos en présentant son parcours, qu’il qualifie d’atypique. « Je viens d’une ferme qui produisait du sirop d’érable, j’ai un diplôme en agronomie. J’ai beaucoup lu, je me suis beaucoup informé et j’ai voyagé », explique-t-il. Nouvelle-Zélande, Philippines, Australie… « Je voulais me confronter à différents contextes pour comprendre l’agriculture dans ses bases », précise l’intervenant.
Sur sa ferme, il dispose de 120 ha en bio : maïs, soja, blé, seigle, vesce semence et pois fourrager. Il dispose également d’un atelier de porcs bio. « J’ai voulu sécuriser ma trésorerie avec un revenu plus régulier que sur une exploitation céréalière », explique-t-il. Son cheval de bataille, c’est l’érosion des sols. C’est pour cette raison qu’il fait tourner un maximum ses cultures et pratique une utilisation intensive des couverts végétaux, ainsi que les cultures sur billons couverts, avec du trèfle blanc et ray-grass. « Je me suis toujours intéressé à l’érosion des sols. J’ai troqué la charrue contre un camion de livraison. »

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