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Xavier Beulin, les yeux tournés vers Bruxelles

Au congrès de la Fnsea 79, lundi, Xavier Beulin a rappelé les demandes des agriculteurs, toutes productions confondues, pour les sortir de leurs difficultés. Ce même jour, le Commissaire européen faisait un premier pas dans leur direction.

Xavier Beulin (à droite), accompagné d’Olivier Renaud, demande des mesures concrètes ou tout du moins l’ouverture de négociations à l’échelle européenne.
Xavier Beulin (à droite), accompagné d’Olivier Renaud, demande des mesures concrètes ou tout du moins l’ouverture de négociations à l’échelle européenne.
© N.C.

«Une crise longue, durable et profonde pour toutes les productions ». L’analyse de la conjoncture agricole par Xavier Beulin ne pouvait qu’être approuvée par les invités au congrès de la Fnsea 79, le 14 mars, à Secondigny. Si les éleveurs étaient plus particulièrement sur le devant de la scène depuis les manifestations qui ont eu lieu depuis le début de l’année dernière, le président de la Fnsea rappelle la corrélation entre un prix du pétrole à 30 $ le baril et la baisse des cours des matières premières agricoles depuis dix ans. Ce qui explique, selon lui, la baisse des cours et la fermeture du marché de céréales sur les pays du pourtour méditerranéen.
Même si les tensions se font moins vives depuis quelques semaines, l’embargo russe reste un handicap pour les producteurs de porcs puisque 10 % de la production européenne n’a plus ce débouché. Par ailleurs, souligne Xavier Beulin, « nos coûts de revient restent toujours plus élevés que dans les autres pays d’Europe ».
En début de semaine, rien n’était gagné du côté de la Commission européenne, avec un Commissaire à l’agriculture qui se situe dans un esprit libéral selon laquelle « le marché va régler les choses ». « C’est oublier qui sont les plus vulnérables : les jeunes et les nouveaux investisseurs », poursuit Xavier Beulin, qui demande des mesures « fortes », puisque des dispositifs pourraient être utilisés, comme encourager les États membres à réduire leur production.
Or, depuis la fin des quotas laitiers, Allemagne, Danemark, ou encore Irlande ont augmenté leur production de 4 % à 6 %, alors qu’en France, elle est restée stable ». Idem pour la production porcine, qui met l’Europe en état de surproduction. « On demande des mesures concrètes, pas un chèque » martèle-t-il, y compris pour la viande bovine.

Plus d'infos dans le journal Agri 79 du 18 mars 2016.

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