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Epandage
Voir autrement le plan de fumure annuel

Le plan de fumure annuel en système élevage peut être un véritable outil d’aide à la décision pour l’exploitant. Au-delà de la simple gestion des fumures, il peut influer sur la gestion des pâturages et des stocks fourragers collant ainsi mieux aux besoins des animaux.

Le plan de fumure peut influer sur la gestion des pâturages et des stocks fourragers.
Le plan de fumure peut influer sur la gestion des pâturages et des stocks fourragers.
© DR

Le plan de fumure annuel est bien souvent vu comme une contrainte administrative de plus par les agriculteurs, les évolutions récentes de certains logiciels de gestion de la fertilisation minérale et organique de l’exploitation et l’expérience acquise depuis près de dix ans sont récemment devenus de véritables outils de gestion technique globale de l’exploitation et notamment fourragère.

Des outils désormais bien huilés

Les évolutions récentes en informatique ont permis d’être beaucoup plus efficaces dans la réalisation des plans de fumure des exploitations. La première année avec la saisie des données de base reste la plus fastidieuse. Il faut tout d’abord renseigner le fonctionnement du cheptel (nombre d’animaux, renouvellement, niveau de finition, part de plein air, places en bâtiment) et sa conduite environnementale (litière accumulée, part d’effluents liquides, niveau de chargement). 

Ensuite il s’agit de cerner les niveaux de potentiel de production des différentes parcelles et leur état nutritionnel (profondeur de sol, type de sol, possibilité d’irrigation, pluviométrie hivernale, analyses de sol). Les renseignements sur le type de rotation, les cultures dérobées récoltées ou pâturées, la part des cultures fourragères, le niveau d’intensification permettront de comprendre le fonctionnement cultural de la structure. Enfin, il faut aussi renseigner le mode d’exploitation des prairies (courte ou longue durée, niveau de production, part du pâturage ou de la fauche, d’association ou pure…). Lorsque ce travail préalable a été bien réalisé, il devient alors plus aisé, les années suivantes, de faire un conseil précis et pertinent.

Des avantages qui apparaissent sur la durée 

La première année de plan de fumure ne permet pas tout de suite de cerner le potentiel d’amélioration dans la conduite des cultures, des fourrages et du cheptel. C’est le calage des rendements potentiels vis-à-vis des besoins fourragers réels du cheptel, l’apparition des effets précédents, des cultures et des arrières effets des effluents qui permettront progressivement de mieux orienter le conseil technique. Ce dernier porte alors sur une meilleure gestion de la fertilisation minérale et organique. Mais il influe aussi sur l’évolution de la part du pâturage et la détermination d’un système fourrager le plus en adéquation avec les besoins réels du cheptel, le potentiel fourrager de l’exploitation, le niveau de chargement, les coûts et capacités matérielles de production de l’éleveur.

A l’origine le plan de fumure était fait pour répondre aux exigences réglementaires de l’exploitation. Désormais, il apparaît comme un véritable outil d’aide à la décision pour l’agriculteur aussi bien au niveau des orientations techniques et stratégiques de l’exploitation qu’au niveau de la détermination des orientations les plus efficaces vis-à-vis des opportunités d’engagement dans des mesures agro-environnementales, pour s’adapter aux changements dans les politiques de soutien agricole ou aux variations sur les marchés des matières premières (engrais, paille, protéines …).

 


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