Vivéa : pourquoi les fonds ont-ils fondu ?
Il y a quelques semaines, la chambre d'agriculture de la Vienne annonçait qu'elle prendrait en charge des formations réglementaires obligatoires et qu'elle appliquerait une réduction de 35 % pour les autres, afin de compenser la baisse des fonds Vivéa disponibles. Ces enveloppes annuelles pour financer les formations agricoles sont estimées à partir des cotisations des agriculteurs. "Comme ils sont désormais moins nombreux, qu'ils engrangent des revenus moindres, mais que les demandes de formation restent à un niveau élevé, il y a eu un effet ciseau qui a conduit à revoir les montants à la baisse", explique Catherine Vigé, conseillère Vivéa pour les départements de l'ex Poitou-Charentes. L'enveloppe globale a en effet été révisée mi-octobre. L'écart entre les prévisions et les fonds disponibles obligeant à y ôter 7 M€. "La cotisation des agriculteurs se chiffre à 120 € en moyenne par an, qui leur ouvre désormais 2 000 € annuels de financement de formations, au lieu de 3 000 € auparavant", développe la conseillère. Dans un communiqué, Vivéa précise qu'il a fallu "procéder à des arbitrages. Ces décisions ne traduisent ni une défaillance, ni un désengagement, mais une responsabilité : garantir la continuité du financement de la formation sur l'ensemble de l'année et éviter une rupture totale en fin d'exercice". En Nouvelle-Aquitaine, voici les priorisations qui ont été établies : les projets territoriaux, les cahiers des charges régionaux ou nationaux (MAEC, biosécurité, Facturation électronique) et les projets de formation issus des partenariats mis en place par Vivéa. Les formations ne répondant pas à ces différents items sont ensuite classées selon un ordre de priorisation détaillé sur le site internet de Vivéa (https://vivea.fr/priorisation-des-demandes-de-financement-en-nouvelle-a…). Vivéa rappelle également qu'en 2025, elle a financé plus de 28 000 parcours, soit une hausse de 5 % par rapport à 2024, et que depuis le début de l'année 2026 le nombre de dossiers financé est supérieur à celui de la même période en 2025. "Les qualificatifs de 'défaillance' ou de 'manque de respect' (N.D.L.R. : utilisés par la Chambre d'agriculture de la Vienne dans un communiqué sur le sujet) ne reflètent ni la réalité de la situation, ni l'engagement des élus et des équipes mobilisés au quotidien".