Aller au contenu principal

«On veut de la stabilité et de la visibilité»

Patrick Soury, secrétaire général de la Fédération nationale ovine (FNO), revient sur la première rencontre avec le ministre de l’Agriculture, Stéphane Travert, et la situation de la filière.

Patrick Soury, secrétaire général de la Fédération nationale ovine
Patrick Soury, secrétaire général de la Fédération nationale ovine
© Alexandre Merlingeas

Comment s’est passée la rencontre qui s’est déroulée le 29 août entre la délégation de la FNO et le ministre de l’Agriculture et ses services ?

Patrick Soury : C’était une première prise de contact comme on a l’habitude de le faire avec les nouveaux ministres de l’Agriculture. On a évoqué tout ce qui est prédation, bien évidemment, le Brexit et les négociations avec la zone Océanie, auxquels la filière ovine est particulièrement sensible. On a fait un point sur l’aide ovine 2017 en demandant que l’on fasse partie des ATR. On a aussi parlé de cette nouvelle aide ovine avec la rétropolation* et la façon dont les services comptent gérer cela. On veut de la stabilité et de la visibilité pour gérer nos élevages plus sereinement. On a évoqué avec le ministre l’ICHN, avec l’inquiétude sur les financements en 2019 et 2020. Il nous a dit que ce serait financé via le 1er pilier ce qui pose un autre souci car on prend d’un côté pour redistribuer de l’autre. Concernant les difficultés de règlement de la Pac, il nous a dit qu’il essayait de solder ce qu’on lui avait laissé mais qu’il ne voudrait plus fonctionner comme cela. On verra à l’usage. On a eu un ministre attentif. On ne peut pas dire autre chose.

Quelle est la situation de la filière ovine qui a connu un regain sur les cours ces dernières années ?

P.S. : A la FNO, on a lancé un groupe de travail dont j’ai la charge pour essayer d’améliorer et d’éliminer ces fluctuations à la baisse des cours. On a beaucoup d’agneaux qui nous arrivent de la production laitière, les lacaunes. Il faudrait qu’on se serve de cet élément perturbateur de marché pour aller chercher de nouveaux marchés, notamment dans la restauration collective. Car ces agneaux sont à un coût un peu plus faible. Pour autant, cela reste de l’agneau français de qualité. Sinon, la filière ovine se porte pas trop mal dans l’ensemble. Le seul bémol est ce problème de renouvellement de génération que l’on...

* La rétropolation consiste à réduire le nombre de brebis primées à l’aide de base au nombre nécessaire pour obtenir 0,5 agneau vendu par brebis en cas de seuil inférieur à 0,5.

 

....Lire l'interview dans son intégralité en page 3 de La Vie Charentaise du 31 août.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Caracterres.

Les plus lus

Grâce à son camion, Elodie Merigot coiffe en toute tranquillité, en proximité.
New's Coiffure, un salon en itinérance
Avec son camion aménagé, Elodie Merigot sillonne six communes de la Vienne depuis 2015. Une façon originale de rapprocher la…
Les dérogations à l'obligation de couverture des sols concerne les secteurs 1 et 3.
En bleu: secteur 1 En rose: secteur 2 En vert: secteur 3
Points rouges: stations météo de référence
Couverture des sols : des dérogations dans la Vienne

En raison du déficit pluviométrique marqué, notamment sur la période du 1er juin au 23 août 2026, qui perdure dans…

Bruno Belin a été réélu sénateur.
Marie-Jeanne Bellamy et Bruno Belin réélus sénateurs dans la Vienne dès le 1er tour

Avec respectivement 593 et 731 voix, Marie-Jeanne Bellamy et Bruno Belin, sénateurs sortants de la Vienne, ont été réélus à…

Quentin Samoyant cultive actuellement 3 000 m2 de fleurs, fruits et légumes à Champagné-Saint-Hilaire.
Des graines de fleurs, fruits et légumes de Champagné
Depuis 2023, Quentin Samoyault cultive des fleurs, fruits et légumes. Et même s'il apprécie ces végétaux, c'est plus pour leurs…
François Ressegand  était particulièrement investi à la Ferme s'Invite. Ici en 2014.
François Ressegand : un sourire, des baudets et des souvenirs

Il avait tout le temps le sourire, et l'œil malicieux, toujours prêt à faire une blague. C'est sûrement parce que lorsqu'on le…

C'est depuis la plateforme Chorus Pro que se fait la demande de remboursement de 15cts/litre de GNR.
GNR : seulement 1 700 dossiers dans la Vienne

Parmi les mesures annoncées par la ministre de l'Agriculture dans son plan Casi, il y a notamment la prolongation en septembre…

Publicité