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Eau
Vers une harmonisation régionale de la gestion des prélèvements d’eau

L’arrêté préfectoral réglementant les prélèvements d’eau tend vers une harmonisation avec les départements voisins mais sans en assouplir les conditions.

Les réductions de volume de l’année 2009 sont maintenues et des modifications de seuil ont été introduites.
Les réductions de volume de l’année 2009 sont maintenues et des modifications de seuil ont été introduites.
© DR

L’arrêté préfectoral de gestion des prélèvements d’eau s’inscrit dans le droit fil de restrictions engagées les années précédentes. Et ce n’est pas la volonté d’harmonisation avec la Vienne d’une part, avec la Charente-Maritime d’autre part qui va les remettre en cause. Qu’il s’agisse de « gommer » les différences de gestion  ou de « les atténuer », les irrigants ne voient pas le robinet se desserrer en 2010. Ils suivront avec attention l’évolution de l’écart entre les volumes autorisés (28 millions de mètres cubes en 2010) et les volumes réellement prélevés pour cause de restrictions.

Le seuil d’arrêt de prélèvement au Moulin de la Châtre sur la zone de gestion 8a de la Boutonne a été porté de 420 litres par seconde à 445 l par seconde « afin d’anticiper le franchissement de débit de crise fixé par le Sdage Adour-Garonne ». Toutefois, cette mesure ne concerne pas les douze irrigants qui prélèvent moins de 20 000 mètres cubes chacun. Contrairement à ce qui avait été envisagé, une réduction des prélèvements par rapport à 2009 n’a pas été retenue dans ce secteur pour les adhérents au programme de retenues de substitution. Par contre, les irrigants non adhérents doivent réduire leurs prélèvements de 25% cette année, soit une réduction de 32% par rapport à 2006. Ils sont les seuls concernés par des réductions supplémentaires. « Les réductions de volume de l’année 2009 sont maintenues afin de stimuler les efforts d’adaptation de l’activité agricole », précise la préfecture. 

Des modifications de seuils ont été introduites. Sur le bassin du Lambon, au piézomètre de la Grange, le seuil est relevé de 

1 600 cm à 1 550 cm et le seuil de coupure est porté de 1 780 cm à 1 730 cm « afin d’améliorer la préservation de la ressource en eau de la ville de Niort ». Sur le bassin de la Boutonne, les seuils d’alerte sont identiques à 2009, (800 l /s et 600 l/s), par contre le seuil de coupure passe de 420 l/s à 470 l/s.

Sur le bassin de Mignon-Courance, au Bourdet, le seuil de coupure sera atteint à 560 cm (contre 590 cm en 2009). Le seuil de coupure à Saint-Hilaire-la-Palud est fixé à la côte 680 (700 cm en 2009). Raisons officielles : « Apporter une protection accrue aux milieux particulièrement fragiles de ce secteur qui contribue à l’alimentation du Marais poitevin ».

Cette année, des indicateurs de surface « connus de l’ensemble des acteurs », ont été mis en place à titre expérimental « pour donner une vision partagée de l’état des milieux aquatiques superficiels ». Il s’agit de sources ou de relevés de hauteur d’eau en tête de bassin- versant de la Boutonne, Mignon-Courance et Sèvre niortaise.

 

Un niveau de gestion supplémentaire 

D’autres indicateurs pourraient être à l’origine de mesures exceptionnelles. L’harmonisation régionale a conduit à introduire un niveau de gestion supplémentaire par grands bassins sur la base de points nodaux du Sdage Loire-Bretagne. Quand les niveaux sont atteints à ces points, les prélèvements sont arrêtés sur l’ensemble des bassins, y compris dans les départements limitrophes. Il s’agit de La Tiffardière, pour le bassin d’alimentation du Marais poitevin (Sèvre niortaise, Mignon, Courance, Autize et Lambon), de Dissay (pont de Saint-Cyprien), de Montereuil-Bellay, (Thouet, Thouaret, Argenton, Dive du nord) et de la station de Vertou pour le bassin de la Sèvre nantaise. Cette nouvelle mesure ne s’applique pas dans les secteurs réalimentés par les barrages de La Touche-Poupard et du Thouet.              


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