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Une volonté d’égalité, de proximité et d’écoute sur le territoire

Du 20 au 31 janvier se tiennent les élections des délégués MSA. Après cinq années à la présidence de la MSA des Charentes, Patrick Couillaud dresse le bilan de son mandat.

Patrick Couillaud, président MSA des Charentes et Edgard Cloërec, directeur.
Patrick Couillaud, président MSA des Charentes et Edgard Cloërec, directeur.
© AC

Quand il regarde dans le rétroviseur, le président de la MSA des Charentes, Patrick Couillaud, voit une continuité à « construire une MSA qui rend un service d’égalité ». Il met en avant « des salariés fortement investis », « le lien entre les salariés et les administrateurs » qui font que la MSA des Charentes est dans une « dynamique » avec cette volonté très forte de service de qualité. Pour lui, « c’est ce qui fait que la MSA des Charentes est reconnue, parmi les 35 caisses, comme une MSA qui fonctionne bien, qui amène des services aux adhérents, qui est en capacité de conduire des actions sur le territoire des Charentes. » Il reconnait, comme son directeur Edgard Cloërec, « qu’on est perfectible ».
Pour les années à venir, l’objectif sera le même, mais avec quels moyens ? Lors de la dernière convention d’objectifs et de gestion, « la MSA des Charentes avait déjà fait remarquer les risques encourus par une nouvelle réduction de ses moyens humains et financiers». Directeur général , président de la Caisse centrale, administration ont été alertés sur « les conséquences de ces réductions tant sur la qualité du service rendu aux assurés que sur la qualité de vie au travail des salariés de l’institution. Notre devoir est de mettre devant leurs responsabilités celles et ceux qui demain définiront le cadre de la future COG. » 
D’un naturel optimiste, Patrick Couillaud estime que « si on a su relever les différents défis durant ce mandat, il n’y a pas de raison qu’on ne soit pas en capacité de le faire pour le prochain. Mais cela demande beaucoup d’exigence de la part de l’équipe de direction, de l’ensemble des salariés et puis de nous, élus, d’être à leur côté, de les accompagner en période plus ou moins difficile. »

La frénésie des réformes

« Le mandat aura été une frénésie des réformes », souligne Edgard Cloërec, précisant l’importance de prendre en compte les spécificités du monde agricole afin de pouvoir les adapter. Mise en œuvre du RSA, de la prime d’activité, de la DSN (déclaration sociale nominative), réforme de l’allocation logement, la liquidation unique des régimes de retraités alignés, autant de chantiers pour lesquels il faut avoir la capacité à développer des outils de manière satisfaisante, la capacité pour les collaborateurs à s’imprégner des nouvelles réglementations. Pas toujours facile de tout mettre en musique pour in fine assurer un service de qualité. Une adéquation pas toujours évidente, surtout dans la relation de service avec la dématérialisation. « Notre public est en milieu rural, parfois précaire. Pour certains, l’utilisation d’internet les déconcerte et crée une vision de la MSA peut-être un peu plus éloigné, alors que nous parlons de proximité. Nous avons cette capacité à adapter notre relation avec nos différents publics. » La MSA se veut être « une oreille attentive ». En cette période de réformes, Patrick Couillaud estime que « les élus sont en capacité de créer des liens pour le bien-vivre sur les deux territoires ».

Comités, offres de service et actions

De son quinquennat, Patrick Couillaud retient la pérennité des comités MSA des Charentes, lancés il y a dix ans. Il se dit satisfait d’avoir donner la possibilité aux 10 comités de conduire des actions. « Nous avons su développer des actions par rapport à des agriculteurs en difficultés ainsi que des actions pour valoriser nos offres de services (service à domicile, groupement d’employeurs, portage de repas, service de remplacement, présence verte, …). Notre offre de services est connue et reconnue sur l’ensemble du territoire. » Il retient aussi la conjoncture difficile pour les éleveurs et l’action mise en place avec l’aide au répit. « C’est une aide qui est largement reconnue pour permettre à nos éleveurs de bénéficier de quelques jours de vacances quand les situations sont difficiles. Aujourd’hui, même l’administration départementale et française reconnaissent que cette action est très bénéfique pour les éleveurs. »
Si le premier vice-président, Bernard Jolivet, ne repart pas, Patrick Couillaud se dit « toujours aussi motivé ». Le président estime qu’il y a encore un certain nombre de missions à assumer, ajoutant : « je me sens bien avec les valeurs MSA et avec l’ensemble des administrateurs ». Eu égard à la conjoncture économique du monde agricole, « on est encore en capacité d’accompagner nos familles d’agriculteurs, de salariés, de retraités. Je me sens encore utile à la MSA. »

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