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« Une responsabilité de plus pour nos entreprises »

Alain Testaud, président de l’U2P Charente, dénonce la mise en place du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu qui représente une charge supplémentaire pour les petites entreprises.

Alain Testaud, président de l’U2P Charente, craint que l’imposition à la source crée des disparités entre les salariés.
Alain Testaud, président de l’U2P Charente, craint que l’imposition à la source crée des disparités entre les salariés.
© A.V.

Pour quelles raisons l’Union des Entreprises de Proximité (U2P) a-t-elle fait part de son mécontentement quant à l’instauration du prélèvement à la source ?

Alain Testaud, président de l’U2P Charente : C’est une responsabilité supplémentaire que l’Etat veut confier à nos entreprises. Et dans nos entreprises artisanales, qui sont généralement de petites entreprises entre un et trois salariés maximum, c’est une contrainte supplémentaire pour le chef d’entreprise ou son épouse puisque bien souvent, ce binôme permet de faire fonctionner toute la partie administrative de l’entreprise.

Quelles sont vos revendications ?

L’U2P, au niveau national et local, mobilise ses troupes pour sensibiliser les élus et le gouvernement sur cette problématique. Nous avons été entendus par le ministre, Gérald Darmanin. Nous n’assumerons pas la responsabilité juridique qui peut incomber à cette collecte d’information. Avec le prélèvement à la source, nous allons être obligés de rentrer dans l’intimité des salariés pour éviter les erreurs, et ils ne le souhaitent pas forcément.La deuxième revendication concerne le coût que représente cette mesure. On utilise la petite entreprise pour se dégager de la responsabilité administrative mais également du coût que peut représenter le temps passé sur cette ligne budgétaire. Nous avons estimé que cela représentait, pour une petite entreprise, un minimum de 150 € à l’année. Quand vous avez un comptable qui s’occupe de vos feuilles de paie, il va vous le répercuter. Peut-être même à un montant supérieur. C’est normal, c’est le service rendu par le comptable. Mais ça reste un coût supplémentaire pour l’entreprise au bénéfice de l’État qui s’occupait jusqu’à présent de la collecte. Cela éviterait la problématique juridique sur la vie privée des salariés. Une entreprise qui aurait 50 employés, un comptable, un DRH pourrait essayer de s’organiser. À notre niveau, ça risque de créer un contentieux

 

Lire la suite de l'interview dans La Vie Charentaise du jeudi 10 mai 2018.

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