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Bovins
Une production rationnelle pour plus d'efficacité technique et économique

Lilian et Patrica Babin sont éleveurs de vaches allaitantes parthenaises et engraisseurs de jeunes taurillons. Avec 135 vêlages et 65 taurillons de moins de 13 mois élevés par an, les résultats sont obtenus grâce à une organisation efficace, de la reproduction à la vente.

En 2012, le coût de production de l'élevage de l'Earl Babin atteignait 372 euros pour 100 kg de viande vive avec un coût alimentaire de 40 euros plus élevé que la moyenne lié à la simplification. Il est toutefois compensé par une bonne valorisation des produits viande avec 414 euros par 100 kg de viande vive produite.
En 2012, le coût de production de l'élevage de l'Earl Babin atteignait 372 euros pour 100 kg de viande vive avec un coût alimentaire de 40 euros plus élevé que la moyenne lié à la simplification. Il est toutefois compensé par une bonne valorisation des produits viande avec 414 euros par 100 kg de viande vive produite.
© S. B.

Pour Lilian Babin, « c'est sûr, la clé de la réussite en élevages de bovins viandes comme en naisseurs-  engraisseurs, c'est le vêlage. Cette étape conditionne tous les résultats », assure l'éleveur en Earl avec son épouse et bénéficiant de l'aide de son père, bénévole.
A partir du vêlage tout est calé au Verger, à Vernoux-en-Gâtine. En fin d'été, Lilian prend la température des vaches  qui doivent vêler et les rentre en stabulation si la température baisse, la caméra aide à la surveillance. « En général, dans les 48 heures, le veau est là. » Après avoir vêlé, les vaches retournent à l'herbe avec le veau. Une étape d'autant plus importante qu'en resserrant la période des vêlages sur 2 mois et demi,  de fin août à mi-novembre, la pression et le travail s'intensifient. « Notre objectif est d'avoir 90 % des vêlages en septembre », notent Lilian et Patricia qui s'organisent en fonction de cette période dense. « Les veaux sont mieux surveillés, suivis, vaccinés et en forme. Et nous passons ensuite l'hiver plus tranquille », assurent-ils même si tout ce petit monde rentre au chaud dans les bâtiments avec l'alimentation à apporter à la dessileuse et les seaux de concentrés. 

Des produits bien valorisés
A la rentrée en stabulation, le 10 novembre, c'est le moment de l'insémination pour 100 % du cheptel. « Dans l'idéal, du 15 novembre au 15 février » et la surveillance reprend pour les chaleurs, tôt le matin, à midi et vers 17 h 30. « On pratique aussi les échographies,  les vaches vides sont placées à l'engraissement », note Lilian qui est aussi sélectionneur en race parthenaise.  « Mais l'objectif reste de réformer les vaches qui ne rentrent pas dans les dates. » Le troupeau obtient ainsi un intervalle vêlage-vêlage de 369 jours. Un résultat qui fait gagner des veaux et donc des tonnes de viande.   A l'Earl Babin, les veaux sont ensuite sevrés vers le 1er avril et prennent les places des vaches dans la stabulation.
« Ceci nous permet de rationnaliser l'utilisation des bâtiments et l'alimentation avec des lots homogènes et  ce sont des charges en moins. » Les veaux mâles sont élevés jusqu'à fin juillet pour être vendus à 13 mois. « Dans ce système il faut gérer la trésorerie », notent  les éleveurs. La croissance des  génisses et l'âge au 1er vêlage restent à étudier ainsi que l'anticipation des stocks de fourrage avec une surface limitée de 137 ha dont 31 ha en céréales et le reste en herbe.


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