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Assemblée régionale
Une filière en crise, des éleveurs en grande difficulté

La Fédération nationale ovine a insisté sur le besoin d’aider et de soutenir les éleveurs, lors de son assemblée régionale le 31 janvier à Mignaloux-Beauvoir.

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© Réussir
L’assemblée régionale de la FNO est l’occasion de réunir face à face les éleveurs et les représentants de la filière. Cette réunion « à vocation syndicale », rassemble tout le monde sur un même terrain : « Travailler sur les aides et apporter un soutien à la filière ».
La fièvre catarrhale ovine (FCO) est le sujet de préoccupation des éleveurs pour l’année 2008. Les préoccupations s’enveniment en Poitou-Charentes, région charnière entre les deux vecteurs.
Les représentants de la FNO dressent un bilan alarmant : « En 2007, on dénombre 15 800 cas contre seulement 7 l’année précédente ». Les régions du nord-est ont subi un fort taux de mortalité, d’avortement et des problèmes de fertilité. Les services vétérinaires manquent « encore de recul pour savoir si cette infertilité est temporaire ». Une étude a été menée sur 9 000 élevages dans 40 départements touchés depuis 2006. Les données d’équarrissage montrent une augmentation de 92 % sur les ovins de moins d’un an, et une hausse de 141 % pour les adultes. Les animaux en mauvais état sanitaire sont plus sensibles au moustique. Il est donc préférable « de miser sur la prévention ». La prévention de la FCO passe par les restrictions de mouvements et la mise en place de zonages au niveau européen.

Identification
Les préoccupations des éleveurs ne s’arrêtent pas à la FCO en ces temps où le marché fait grise mine. L’identification électronique des animaux devait entrer en vigueur au 1er janvier 2008. La date buttoir est repoussée au 31 décembre 2009. L’identification électronique sera obligatoire sur le deuxième repère pour tous les animaux nés à partir de cette date. Les mouvements d’animaux seront notifiés dans une base de données nationale.
La FNO campe sur sa position, à savoir que « l’éleveur peut, par exemple, déléguer la notification de mouvement à son transporteur ». Des projets pilotes sont en cours. « Les progrès techniques rendent l’expérience un peu plus positive. » La grogne des éleveurs est flagrante devant un souci qui se veut presque redondant : le surcoût. Comme le soulignent les exploitants : « Si on se retrouve avec trois systèmes d’identification, on va se mélanger les pinceaux ».
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