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Les néonicotinoïdes : un sujet clivant en débat

Réunion publique, Delphine Batho, Deux-Sèvres, néonicotinoïdes
Delphine Batho mobilise contre les néonicotinoïdes. Déroger ne veut pas dire que l'on arrête de chercher des alternatives, précise la FNSEA
© Christelle Picaud

Jeudi 17  septembre, lors d’une réunion publique, Delphine Batho, députée des Deux-Sèvres, appelait à la mobilisation contre le projet de loi, proposé au vote à l’assemblée nationale le 5  octobre.

Ce texte législatif propose d’activer la dérogation prévue par le règlement européen pour les produits pharmaceutiques.

Effectivement, les États membres peuvent autoriser l’utilisation ponctuelle de produits interdits, dans des circonstances particulières ou en raison d’un danger qui ne peut être maîtrisé. « Si nous n’arrivons pas à mobiliser largement d’ici début octobre, les néonicotinoïdes pourront à nouveau être utilisés sur les cultures de betteraves », alerte l’élue devant les 80 personnes venues échanger à Azay-le-Brûlé.

« Au-delà des risques que cette décision ferait peser sur l’environnement, il y a dans ce dossier un enjeu démocratique important. Il n’est pas fréquent de revenir devant le parlement quatre ans après qu’une loi ait été votée, dans l’ambition de tout défaire », argumentait l’élue.

Si la Confédération paysanne soutient cette position, la Coordination rurale et la Fnsea demandaient une adaptation de la loi de 2016, sur la biodiversité (programmant l’interdiction des néonicotinoïdes dès 2018), pour la production de betteraves. Mi-août, Christiane Lambert déclarait : « Une dérogation de deux ans, ça ne veut pas dire qu’on arrête de chercher des solutions alternatives, ça veut dire qu’on essaie de sauver les meubles l’année prochaine ».

Par communiqué de presse, mardi 22  septembre, l’Inrae annonçait avoir remis au ministre de l’agriculture son plan national de recherche et d’innovation pour trouver des solutions alternatives aux néonicotinoïdes contre la jaunisse de la betterave.

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