Aller au contenu principal

Un mois pour envisager de convertir son exploitation

Le mois de novembre est devenu le rendez-vous incontournable pour celles et ceux qui envisagent de se convertir en agriculture biologique. Le mois de la bio est une opportunité pour se renseigner, échanger, comparer, découvrir.

Le lancement du mois de la bio s’est déroulé fin octobre sur l’exploitation de Bruno Grelier (au premier plan), à Bouhet.
Le lancement du mois de la bio s’est déroulé fin octobre sur l’exploitation de Bruno Grelier (au premier plan), à Bouhet.
© AC

Pour cette 9ème édition du mois de la bio, « 80 fermes de Nouvelle-Aquitaine ouvrent leurs portes aux professionnels pour évoquer les problématiques de conversion, d’économie, d’agronomie, de marché » annonce Sylvie Dulong, viticultrice et vice-présidente de la Frab, à l’occasion de la présentation de cet événement qui se déroule du 2 au 30 novembre. Une nouveauté cette année : des web conférences sur la réglementation et les aides viendront compléter les nombreuses animations. Afin de mener à bien ces actions, tout un réseau œuvre autour : Bio Nouvelle-Aquitaine, Chambres d’agriculture Nouvelle-Aquitaine, Interbio Nouvelle-Aquitaine et les déclinaisons départementales. Un travail collégial qui doit permettre de pérenniser le bio. « La formation et l’accompagnement sont essentiels », souligne la vice-présidente. « D’autant plus que le marché du bio se développe et que certains secteurs arrivent à saturation. La demande est forte, il faut connaitre les besoins du territoire, les besoins des marchés », indique Marie Griffaton, de la Chambre régionale. Pour la chambre d’agriculture 17, représenté par son vice-président Cédric Tranquard (également responsable du groupe bio au sein de la structure), « il s’agit de défendre l’agriculture avec un grand A », « d’aider les exploitants qui souhaitent se convertir ou se sont convertis pour continuer à faire progresser leurs exploitations, avec la force de frappe du réseau Chambre 17-79 ». Le céréalier d’Archingeay ne veut pas d’opposition bio-conventionnel. « Nous allons tous dans le même sens, avec les convictions de chacun. »
L’accompagnement, c’est justement l’un des éléments clé de la conversion de Bruno Grelier, à Bouhet, qui a ouvert les portes de son exploitation pour le lancement de cette opération. Un choix de conversion qu’il ne regrette pas. « Après quelques années de réflexion, notamment sur l’utilisation des produits phyto, j’ai participé à des visites, des formations. J’ai sauté le pas, en 2017. Bien sûr, j’ai eu des craintes  sur la baisse de mon revenu, les rendements », raconte le céréalier, à la tête de 115 ha (blé tendre, luzerne, orge d’hiver, maïs, orge de printemps, pois chiche, pois de printemps, haricot-flageolet, tournesol, prairies temporaires, avoine d’hiver, luzerne...). Il travaille avec la Corab (coop régionale) basée à Saint-Jean-d’Angély et vend la luzerne sur pied à un éleveur caprin. Il reconnait que le rendement en céréales a chuté de moitié, (même si, en tournesol il fait aussi bien que ses voisins conventionnels) « mais cela est compensé par le prix et des charges en moins. » Dès l’année prochaine, l’irrigation sera stoppée pour le maïs et réservée aux cultures alimentaires. « Je valorise ainsi mieux une culture de lentilles ou d’haricots. Avoir une diversité de cultures (deux fois plus qu’en conventionnel) permet de répartir le travail et de sécuriser le revenu. » Le regard des voisins a été à différents degrés entre étonnement et satisfaction. « Mes champs ne sont pas forcément sales », lance le céréalier en boutade. « Le phénomène d’essaimage est important. Il est acteur de son choix, il peut témoigner directement auprès de ses collègues. Cela devient plus accessible. Ils se disent : s’il y arrive, pourquoi pas moi », renchérit Karine Trouillard, animatrice au Gab 17 avant de pointer l’importance aussi de l’étude prévisionnelle sur 5 ans.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Caracterres.

Les plus lus

Emmanuelle et Pierre Hay restent solidaires et déterminés face à la situation.
Réserves: une famille sous pression
Depuis plusieurs mois, le quotidien de Pierre Hay, mais aussi celui de son épouse et de leur enfant, est rythmé par des attaques…
Après "Au nom de la Terre" et "La promesse verte", Édouard Bergeon, ici à Poitiers lundi dernier, sort "Rural" le 4 mars.
Un film "Rural", pour réconcilier agris et urbains
Dans quelques jours, Édouard Bergeon sort un nouveau long métrage qui évoque l'agriculture. "Rural" est un portrait de Jérôme…
C'est un T.Rex qui s'invite désormais sur le grand écran du pavillon Omnimax.
Le plein de nouveautés au Futuroscope
Après sa pause hivernale, le Futuroscope vient de rouvrir ses portes. Quatre nouveautés sont prévues en 2026, dont deux qui sont…
Les demandes de transport solidaire en Civraisien en Poitou ont augmenté de 40 %. Le Cif-SP est toujours en recherche de soutien financier et de nouveaux chauffeurs pour pérenniser le dispositif.
Mobilité rurale : des solutions en marche

Vivre en milieu rural, c'est souvent être un peu loin de tout. Pour garder ses habitants, le sud Vienne a déjà mis en place…

Damien et Latetitia Berthomier ont reçu le 1er prix des pratiques agroécologiques dans la catégorie "Prairies et parcours". LPO86
23 médailles pour la Vienne au Sia

À l'issue du Salon de l'agriculture, les producteurs de…

Emmanuel Turpeau et son épouse Sonia élèvent 110 Charolaises inscrites au Herd-book.
Le deux-sévrien Emmanuel Turpeau élu à la tête du Herd-book charolais

Emmanuel Turpeau, sélectionneur charolais à Bressuire, a été élu président du Herd-book de la race le 10 février.

Publicité