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Transmission : Je prépare et j'optimise

La Chambre d’agriculture a organisé six journées pour les futurs cédants afin de leur donner des clés pour transmettre dans de bonnes conditions.

Six jours pour mieux cerner la transmission de son exploitation.
Six jours pour mieux cerner la transmission de son exploitation.
© AC

Le contenu des six jours de formation était dense : les conditions d’accès à la retraite, les conséquences fiscales et sociales d’un arrêt d’activité, les scénarios concernant le devenir du site d’exploitation, ma place une fois en retraite, le calcul de la valeur patrimoniale économique et de re-prenabilité, optimiser mon patrimoine... avec deux nouveautés cette année : l’évaluation des bâtiments et les démarches d’une installation transmission. « Cette formation  s’est déroulée de février à mars, sur une période où les travaux sur l’exploitation sont moindres. Elle avait pour objectif permet d’identifier et de décrire les différentes étapes à mettre en œuvre pour aider à transmettre l’exploitation dans de bonnes conditions. Il s’agit d’être prêt le jour J, de les aider à optimiser leurs démarches », précise Carole Begaud, conseillère transmission à la Chambre d’agriculture. Ils étaient donc 8 « futurs retraités » à venir s’informer, témoigner, échanger sur leurs expériences, leurs ressentis. Les conseils sont collectifs et individuels. « À l’issue de ces 6 jours, chacun est reparti avec un rétroplanning sur les démarches à accomplir jusqu’à la date de cessation d’activité. Cela leur permet de voir et de prendre conscience du travail à réaliser jusqu’à la date butoir. Certains comprennent à ce moment-là que parfois l’échéance est courte », explique la conseillère. Pour être dans la continuité du suivi, la Chambre d’agriculture a décidé de programmer une rencontre avec les participants de la formation dans deux ans. « Cela permet de voir où ils en sont dans leurs démarches, leurs projets. » Pour Carole Bégaud, « l’idéal » pour commencer à penser à la transmission, c’est à 55 ans, « mais ils n’y pensent pas. Ils sont encore actifs, ils se disent qu’ils ont encore le temps. »

Y penser assez tôt

Patrick Lefebvre, aviculteur à Thézac, a participé à la formation. Le déclic est un courrier de la Chambre d’agriculture. « Cela m’a décidé à participer à cette formation. Il était indiqué qu’il fallait s’y prendre à l’avance. De plus, je ne savais pas où j’en étais pour la date de mon départ en retraite. » À 58 ans, Patrick Lefebvre n’a pas de repreneur. « Mes deux filles ont déjà un travail. Mon fils fait des études agricoles, mais il ne veut pas avoir d’animaux. » Il a souligné que ces six jours lui ont permis de connaître les démarches à réaliser afin de transmettre son entreprise. Il a apprécié d’en savoir plus sur la date à laquelle il pouvait prétendre partir à la retraite. « La MSA a fait mon calcul et m’a donné mon plan de carrière. J’ai ainsi appris que je pouvais partir à 60 ans. » L’aspect juridique, les démarches pour la transmission ont aussi été une valeur ajoutée. « Cela m’a été bénéfique ! ». Il encourage les personnes qui approchent de la soixantaine de participer à cette formation. « Il vaut mieux faire le stage plutôt que d’attendre la dernière minute, de ne pas savoir où aller, comment s’y prendre, la date du départ. » Il concède volontiers que les exploitants ont la tête dans le guidon avec leur exploitation et qu’ils ne prennent pas le temps de penser à la retraite. « Je me suis aperçu que je n’étais pas si en avance que cela. Le temps de retrouver un repreneur, cela ne laisse guère trop de temps. »
Dans les prochains mois, sa première démarche sera d’avoir un rendez-vous avec un conseiller MSA « afin de bien m’assurer de la date de mon départ et du montant de ma retraite. » Ensuite, il s’inscrira au répertoire départ-installation. Il a déjà une petite idée sur la personne qui lui succédera. « J’aimerais trouver une personne ayant une expérience en aviculture ou qui a fait des études dans cette filière. C’est un métier prenant. » D’ailleurs, il précise que lors de la formation, le midi, il ne déjeunait pas avec le groupe : « pendant la pause, je venais voir mes volailles. »

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