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Ter’élevage sort la carte de la Nouvelle agriculture

A Mésanger (44), lors de leur assemblée générale, les responsables de la coopérative de bovins, ovins et caprins de Ter’élevage ont présenté la démarche Nouvelle agriculture comme un moyen de redonner un peu de valeur ajoutée aux producteurs.

Au micro, Pascal Ballé, éleveur et président de la commission Nouvelle agriculture, estime que la démarche NA constitue « une carte à jouer » pour les éleveurs de Ter’élevage.
Au micro, Pascal Ballé, éleveur et président de la commission Nouvelle agriculture, estime que la démarche NA constitue « une carte à jouer » pour les éleveurs de Ter’élevage.
© N.C.

Le président de Ter’élevage, Christophe Godet, l’a souligné, vendredi 18 mars, lors de l’assemblée générale des producteurs bovins, ovins et caprins de la coopérative : 2015 a été difficile pour toutes les filières animales.
Du côté des bovins, la crise a frappé tous les créneaux. Les JB ont particulièrement souffert des difficultés du marché et de la FCO et les coopérateurs de Ter’élevage ont vécu la situation inédite d’un stock de 3 000 JB sur pieds bloqués dans leur ferme à la fin de l’été. Pour Jacques Chauviré, directeur de Ter’élevage, face à cette situation, comme face à toutes les difficultés de la crise, le fonctionnement coopératif et en filière constitue un atout pour rebondir plus facilement.

Succès des contrats à objectifs partagés
À propos de rebondissement, les responsables de Ter’élevage l’ont assuré : le marché des JB repartira, même s’il est aujourd’hui plombé par la crise grecque et par la concurrence polonaise. En 2012, Ter’élevage avait lancé ses contrats à objectifs partagés (COP) pour relancer et sécuriser la production de JB et s’est félicité de ce succès. 300 éleveurs en ont déjà bénéficié et ils ont permis la création de 9 000 places d’engraissement ainsi que la rénovation de 11 000 autres.
Sur ce segment des JB, comme sur ceux des gros bovins et mêmes des broutards, Ter’élevage continue à miser sur ses valeurs fortes que sont le fonctionnement coopératif et solidaire, la qualité (nombreuses démarches), la race pure (spécificité française reconnue à l’export), les progrès techniques… « Il ne faut pas baisser les bras, il faut chercher des solutions ensemble », assure Christophe Godet.
Parmi ces solutions, le développement des contrats se focalise sur les bovins car en ovins, ils représentent déjà 70 % de la production. Partie intégrante de cette contractualisation, qui vise à produire ce que demande le client, le développement de la marque et de la démarche « maison » de Terrena : la Nouvelle agriculture (NA).
Lors de l’assemblée générale, une table ronde a été entièrement consacrée à ce sujet. L’économiste Pierre-Yves Amprou, membre de la chambre régionale d’agriculture, a fait l’analyse de la situation du marché français de la viande bovine, un marché déficitaire, qui décroît de manière globale, sauf pour le « premium » et le haché. Le cœur de gamme, à savoir les morceaux piécés issus du troupeau allaitant français, est lui « en perte de vitesse », pris en étau entre les deux autres créneaux.

Plus d'infos dans le journal Agri 79 du 25 mars 2016.

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