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Tempête Martin : vingt ans déjà

La "tempête du siècle" reste dans les mémoires des habitants de Charente-Maritime. Elle avait provoqué des dizaines de millions d'euros de dégâts.

La Une du numéro 1834 de L'Agriculteur Charentais, daté du 7 janvier 2000.
La Une du numéro 1834 de L'Agriculteur Charentais, daté du 7 janvier 2000.
© AC

En Charente-Maritime, la fin du second millénaire avait pris des allures de fin du monde. Le passage de la tempête Martin le 27 décembre 1999, a profondément ébranlé le département et son agriculture. « Le diable s’est acharné sur le paradis », titrait-on ainsi dans notre n°1834 du 7 janvier 2000. La description des dégâts fait penser à une liste à la Prévert : « toitures arrachées, des millions d’arbres déracinés, sectionnés, mutilés, des bâtiments éventrés, étêtés ; l’électricité interrompue depuis deux semaines, les voies routières et ferroviaires rompues ». Et des morts, 13 dans le département qui concentra ainsi près de la moitié des victimes françaises (27). Dès ce début janvier, L’Agriculteur Charentais s’est positionné aux côtés des sinistrés avec, au-delà des témoignages et des photos, l’appui et le conseil des organisations professionnelles agricoles pour des articles permettant de gérer au mieux les conséquences de la tempête. La semaine suivante, nous évoquions la question financière, avec les premières mesures gouvernementales, suite notamment à la visite en Charente-Maritime du ministre de l’Agriculture de l’époque, Jean Glavany. Le 21 janvier, c’était une première estimation des dégâts agricoles qui tombait, à 375 millions de francs... Soit plus de 57 millions d’euros. Le 28 janvier, c’était la visite de Michel Barnier (alors commissaire européen en charge des questions régionales) pour le soutien européen au département après la tempête qui faisait la Une. Enfin, le 4 février, on évoquait le lancement des procédures d’indemnisation et l’exploitation forestière durement éprouvée. Dans les mois qui suivirent, le dossier fut suivi avec attention, même si d’autres sujets occupèrent le devant de l’actualité, comme le premier cas départemental d’ESB (encéphalite spongieuse bovine) à la mi-février. Autre drame, autre traumatisme. 20 ans après Martin, la tempête reste dans les mémoires, et tous ceux qui sont en âge de s’en souvenir se rappellent de cette nuit-là.

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