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Sur les chemins de Trizay

À deux pas de l'estuaire du fleuve Charente, Trizay offre un moment de quiétude pour découvrir son lac, ses jardins et son prieuré. Un lieu de balade sympathique... Ou une étape sur de plus grandes excursions.

La Charente-Maritime est l'un des premiers départements touristiques français, mais combien de visiteurs savent s'extraire de l'attrait de la côte pour découvrir les richesses cachées de l'arrière-pays ? Il y a pourtant à voir, au-delà de La Rochelle, des îles et de la Côte de Beauté : des chemins à parcourir sans se presser pour en savourer les trésors secrets.

Le petit village de Trizay est au croisement de plusieurs d'entre eux. À quelques kilomètres de Rochefort, mais un peu en retrait sur la rive gauche du fleuve, elle est sur le passage de la Vélodyssée (l'itinéraire cycliste longeant la côte Atlantique) et à proximité de la Flow Vélo (qui remonte la Charente).

Les amateurs de randonnées équestres peuvent aussi y trouver leur bonheur, puisque la route des Cardinaux y passe également. Et pour ceux qui n'auraient pas de montures, il y a aussi dans le secteur quelques balades à pied qui peuvent être effectuées !

Jardins ou art contemporain

Si le village de Trizay en lui-même est charmant, deux lieux plus excentrés présentent encore davantage d'intérêt pour les promeneurs, à commencer par le lac. La végétation et l'eau apportent un rafraîchissement bienvenu lorsqu'on s'y aventure par une chaude journée d'été, comme c'est le cas pour l'auteur de ces lignes ! Sur les hauteurs de cette ancienne carrière reconvertie en base de loisirs, un endroit s'offre à celles et ceux en quête de calme : les Jardins de Compostelle, dont on comprend le nom en découvrant l'un des motifs, semblable à une immense coquille St-Jacques tournée vers le plan d'eau. Le mélange que constituent les formes géométriques et les plantes aromatiques livre là un vibrant hommage à l'art français du jardin, en mélangeant ses composantes médiévales et classiques. Et à cela s'ajoutent le bleu-vert brillant du lac et la silhouette caractéristique des oliviers, qui apportent l'un comme l'autre une touche méridionale dépaysante... Les bancs sur place donnent envie de s'y installer pour profiter de la vue et des senteurs ! Mais ce serait dommage de s'arrêter là et de ne pas profiter d'autres découvertes possibles...

À un kilomètre de là à peine se trouve l'autre lieu emblématique de Trizay : son abbaye (en réalité un prieuré bénédictin) dont les vestiges de style roman abritent aujourd'hui un centre d'art contemporain. Un mélange des genres qui peut se découvrir en visite libre ou avec un guide.

Après ces découvertes, la suite de la visite dépend de la direction choisie. En continuant vers le sud, le long du canal de la Charente à la Seudre, on peut facilement gagner le marais de Brouage, se perdre dans ses canaux et découvrir sa célèbre citadelle, à un peu plus d'une heure de là à vélo... Mais il est également possible de tourner vers Échillais et de rejoindre par là Rochefort, à une dizaine de kilomètres, en empruntant aux beaux jours le dernier pont transbordeur de France.

L'avantage, dans ce plat pays que Brel aurait pu prendre pour le sien, c'est qu'il n'y a pas trop besoin de tirer sur les mollets pour aller loin...

Préparer sa visite

Site labellisé pour l'accueil de touristes à vélo mais aussi " toutourisme " pour les chiens, accessible aux personnes à mobilité réduite, l'abbaye de Trizay (photo) est ouverte au public toute l'année mais ses horaires varient selon les saisons. Différentes activités de découverte des métiers d'art peuvent y être proposées, ainsi que des animations pour tous les publics, tels que des " escape games " sur le thème des Trois Mousquetaires les jeudis de cet été. Convertie en piste cyclable, l'ancienne voie de chemin de fer reliant Cabariot à Bourcefranc-leChapus permet de découvrir le territoire sans partager les lieux avec les véhicules à moteur. Aux beaux jours, il est possible de regagner la rive droite de la Charente en empruntant le pont transbordeur de Rochefort, à quelques kilomètres de là.

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