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Voeux interconsulaires
Sortir du déni pour libérer la force du « dragon » France

« Voir le possible où les autres voient l'impossible ». Cette définition de l'entrepreneur proposée par Philippe Dutruc a pris tout son sens au terme de l'exposé de François de Closets sur la situation de la France.

Philippe Dutruc, président de la chambre de commerce et d'industrie ; Jean-Marc Renaudeau, président de la chambre d'agriculture ; Jean-Michel Banlier, président de la chambre des métiers et de l'artisanat.
Philippe Dutruc, président de la chambre de commerce et d'industrie ; Jean-Marc Renaudeau, président de la chambre d'agriculture ; Jean-Michel Banlier, président de la chambre des métiers et de l'artisanat.
© C. P.

«Ce qui n'est pas normal, c'est que la France puisse connaître une telle situation », juge François de Closets. Jeudi 9 janvier, le journaliste - essayiste présentait son analyse de la situation économique et politique de notre pays devant 700 acteurs du monde économique deux-sévrien. Cette conférence donnée à l'occasion de la cérémonie des voeux des trois chambres consulaires - d'agriculture, du commerce et industrie, des métiers et de l'artisanat - n'avait pas pour ambition d'enfermer les entrepreneurs « créateurs de richesses » dans un optimisme béat. « Comme le font les gouvernements successifs », regrette François de Closets.  « Pour avancer, il faut regarder la vérité en face. » L'observateur ne mâche pas ses mots. « La France, ce pays vu comme le dragon économique de l'Europe par les Etats-Unis dans les années 70 est au bord de la ruine. » François de Closets revendique la vérité : « La France doit sortir du déni. Nous sommes un pays d'enfants gâtés. Nous mettons en l'air le paradis que l'on nous a donné. Après trente années de déclin, on risque le décrochage ». Cet étranglement financier, c'est son scénario, entraînera une crise politique majeure. Une crise politique qui est de son point de vue la condition du sursaut.
« Elle mènera vers un gouvernement de salut public », croit-il.
« Nous sommes en situation de guerre. Nous ne gagnons pas des batailles en emmenant sur le terrain des troupes à qui l'on fait croire que l'on va à un pique-nique. »
Regarder la vérité en face est une nécessité pour espérer s'en sortir, affirme le conférencier. « Comment demander aux Français les efforts nécessaires pour s'en sortir sans avoir tenu préalablement un discours churchillien. » Et de dénoncer « cette politique de relance permanente, consommatrice de fonds publics, laissant croire que l'on est en route pour sortir de l'austérité, alors que nous n'y sommes pas encore ». Le pays n'échappera pas à une nécessaire baisse de la dépense publique, certifie l'auteur du livre « Maintenant ou jamais, une dernière chance pour la France ». « Il faut être conscient que cela passera par la remise en cause des droits acquis. » Une période difficile que le journaliste économique pense inévitable.
« Ensuite ça ira mieux. »
Ce retour a des principes élémentaires - « on ne peut durablement consommer plus que l'on gagne » - devra s'accompagner selon l'invité des chambres consulaires « de mesures permettant de libérer la France de tout ce qui s'oppose à l'expression naturelle de ses nombreux atouts ». Et notamment les verrous, les freins qui font obstacle a l'envie de créer, d'entreprendre. « Dans la société française les blocages sont à tous les niveaux. Quand il faudrait être réactif et s'adapter, on est réactionnaire et accroché au passé. »

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