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Soléo Développement, le bras financier des coops pour péréniser les élevages

Plusieurs coopératives ont créé le fonds d’investissement mutualisé Soléo Développement en 2014 pour soutenir le développement de l’élevage grâce à un ensemble de leviers d’actions financiers. Dix structures en sont aujourd’hui actionnaires.

Créé à l’initiative d’Océalia, Sèvre et Belle et Cap Faye en 2014, le fonds d’investissement Soléo Développement a accueilli en 2018 sept nouveaux actionnaires pour renforcer la capacité financière de la structure et les appuis techniques. L’objectif est d’assurer la préservation des exploitations d’élevages en Poitou-Charentes et dans le Limousin.
Créé à l’initiative d’Océalia, Sèvre et Belle et Cap Faye en 2014, le fonds d’investissement Soléo Développement a accueilli en 2018 sept nouveaux actionnaires pour renforcer la capacité financière de la structure et les appuis techniques. L’objectif est d’assurer la préservation des exploitations d’élevages en Poitou-Charentes et dans le Limousin.
© Soléo Développement

Fabrice et Fanny Redien en sont convaincus : sans l’intervention de Soléo Développement dans le capital du Gaec transformé en Scea de la Forge, à Prahecq, ils n’auraient pas continué l’activité. Subissant de plein fouet le départ à la retraite des deux associés, en 2010, Fabrice se voit alors dans l’incapacité de débloquer les fonds nécessaires.
C’est en se rapprochant d’Océalia et de Sèvre et Belle qu’il a découvert l’un des dispositifs mis en place par Soléo Développement : le portage des capitaux d’exploitation. Une solution qu’ils sont les premiers à tester sur le département. « Certaines personnes avaient peur qu’en intégrant la structure dans le capital de l’entreprise à hauteur de 50 000 euros, nous perdions la mainmise sur la gestion de notre exploitation », se remémore Fanny, associée non-exploitante de la Scea.

Des signaux d’alerte depuis plusieurs années
« Nous ne sommes qu’au début de ce genre de dispositifs, est persuadé Laurent Stefanini, directeur adjoint d’Alicoop. Quelques coops ont ainsi reçu des demandes individuelles très ponctuelles de ce type, au début des années 2010, « qui ont constitué des signaux d’alerte sur la nécessité de mettre en place ce type de solutions », assure celui qui exerce également la fonction d’animateur de Soléo Développement. C’est en réponse à ce type d’accompagnement financier et technique, « pour trouver des réponses aux préoccupations immédiates des éleveurs dans le domaine du développement, qu’Océalia, Cap Faye et Sèvre et Belle ont décidé, en 2014, de créer un fonds mutualisé d’investissement doté de 3 millions d’euros ( En 2018, sept nouveaux actionnaires ont fait leur entrée : Terra Lacta, la Caveb, Alicoop, Natéa et les caisses du Crédit Agricole Charente Périgord, Charente-Maritime Deux-Sèvres et Touraine Poitou. Le fonds est désormais doté de 4,5 millions d’euros).

Trois niveaux d’interventions
Plusieurs leviers d’actions existent pour répondre aux besoins. Le premier est une aide à la primo-installation et à l’extension de cheptel, qui peut se caractériser par des ristournes de 3 à 7 % sur le chiffre d’affaires des approvisionnements, un financement pendant plusieurs années sur les services de productions animales et végétales ou l’accès à des outils techniques et de gestion.
Pour « armer cette politique », Soléo Développement propose, dans un deuxième niveau d’aide, une caution bancaire jusqu’à 50 % du montant investi pour le cheptel. Enfin, « le cœur du réacteur » est donc l’entrée au capital d’exploitations, comme ce fut le cas à la Scea de la Forge, « pour assurer le portage des capitaux sur une durée donnée, fixée en fonction de la situation. À l’heure actuelle, sur les 70 interventions de la structure, deux ont concerné des cautions et deux autres des portages de capitaux. Mais Laurent Stefanini ne doute pas que ces chiffres soient plus importants dans les années à venir.

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