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Sécuriser l’accès à l’eau pour sécuriser le potentiel de production

Jany Bordevaire investit dans l’irrigation. Il s’est engagé auprès de la Coopérative de l’eau. Il puisera 68000 m3 dans les retenues en projet sur le bassin de la Sèvre niortaise et 50 000 m3 dans le milieu.

Dans cette parcelle, la Coopérative de l’eau achètera prochainement 9 ha à Jany Bordevaire. L’exploitant de Sainte-Soline cède cette surface afin que le projet de réserve de substitution puisse voir le jour. 391 000 m3 seront stockés ici.
Dans cette parcelle, la Coopérative de l’eau achètera prochainement 9 ha à Jany Bordevaire. L’exploitant de Sainte-Soline cède cette surface afin que le projet de réserve de substitution puisse voir le jour. 391 000 m3 seront stockés ici.
© N.C.

«C’est un pari sur l’avenir, commente Jany Bordevaire. Revenez dans deux ou trois ans. Alors je serai peut-être en mesure de vous dire si ma décision était bonne ou non. »
Effectivement, ces derniers mois, le chef d’entreprise a décidé de s’engager et donc d’investir dans le programme collectif de création de ressources en eau porté sur le bassin de la Sèvre niortaise par la Coopérative de l’eau. Une stratégie économique arrêtée en fonction des éléments propres à son exploitation. Et notamment le paramètre emploi. Effectivement, la ferme située à Sainte-Soline, au cœur du Pays mellois, salarie une personne à mi-temps. Depuis deux ans et avec pour ambition l’installation, Nicolas, fils de Jany, titulaire d’un BTS production animale et d’un CS machinisme, est aide familial.
« Aujourd’hui et pour que l’on puisse vivre tous les trois sur l’exploitation, je sais quel niveau de revenu l’outil doit dégager », commente Jany. Comment créer cette richesse ? Quelle stratégie économique développer pour atteindre cet objectif et stabiliser ce résultat ? Ces derniers mois de nombreuses questions taraudent l’employeur de main-d’œuvre. « L’irrigation me semble être une clef », confie-t-il avec toute la prudence qui s’impose compte tenu des investissements qui en découlent. « Trop de points de la politique agricole commune restent flous. Il est difficile à ce jour d’avoir une position tranchée ».

Lire la suite dans un dossier de 4 pages dans Agri 79

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