Aller au contenu principal

Réserves de la Boutonne : L’arrêté d’utilité publique pris

La signature du préfet ouvre une nouvelle étape pour le projet des irrigants.

La Boutonne (Ici à Dampierre-sur-Boutonne) devrait voir arriver ses réserves de subsitition d’ici à quelques années.
La Boutonne (Ici à Dampierre-sur-Boutonne) devrait voir arriver ses réserves de subsitition d’ici à quelques années.
© Serge Lacotte/Wikimédia Commons

Une partie de l’enquête publique avait conduit les commissaires enquêteurs à émettre un avis défavorable sur l’intérêt général. Les promoteurs de la construction de 21 réserves de substitution sur la Boutonne, le SYRES 17 et l’ASA Boutonne, accusaient le coup et disaient vouloir travailler à une meilleure information pour convaincre les services de l’État de se prononcer favorablement sur un avis d’intéret général. C’est chose faite depuis le 26 juillet, grâce au préfet de Charente-Maritime qui y a apposé sa signature après un nouvel examen du dossier concocté par le SYRES 17, comprenant l’autorisation unique au titre de la loi sur l’eau, les acceptations de permis d’aménager et le dossier d’intérêt général.
Pour étayer cette déclaration d’intérêt général, le préfet a considéré la réalité des volumes prélevables sur le bassin de la Boutonne en 2011, mais aussi tous les arrêtés limitant les volumes autorisés, ainsi que le projet de territoire qui fait figurer ces réserves comme l’une de ses actions. «Le bassin de la Boutonne est classé en déséquilibre quantitatif important par le SDAGE Adour-Garonne», rappelle le communiqué préfectoral. Les 21 réserves visent à substituer une partie des prélèvements en eau d’irrigation de la période estivale par des prélèvements en hiver. «Cela a pour objectif d’améliorer l’état des milieux afin d’atteindre le bon état des masses d’eau demandées par le SDAGE Adour-Garonne, une gestion valorisante et optimisée de la ressource en eau, un maintien de l’activité agricole sur le territoire et une disponibilité de l’eau pour tous les usagers dans le respect des besoins environnementaux.» Cet arrêté reprend les arguments «agricoles» qui faisaient défaut dans le rapport des commissaires enquêteurs. L’objectif affiché ? «Atteindre les volumes prélevables définis dans les projets de territoire de la Boutonne.» Le communiqué insiste aussi sur l’aspect «collectif» en associant au projet le SYRES 17 et l’ASA du bassin, ainsi que sur «l’impact positif sur les milieux» de «l’eau substituée» : «le projet de réserves de substitution doit être analysé dans son ensemble pour évaluer le caractère collectif pour l’ensemble des irrigants de l’ASA du bassin, l’implantation et le dimensionnement  particuliers de chaque réserve répondant à des contraintes technico-financières et environnementales».

Compléter l’enquête publique

L’arrêté insiste sur une «gestion collective et publique de l’eau», ce qui le but de la manœuvre consistant à confier le montage des dossiers au SYRES 17. Il apporte aussi des précisions sur le coût, souligné par le rapport des commissaires enquêteurs. Les travaux sont estimés à 30 ME, et le coût de fonctionnement pour les 19 réserves à 286 000 E par an. Des chiffres prouvant que «l’estimation du coût des travaux versée au dossier d’enquête publique n’était pas entachée d’erreurs de nature à vicier la procédure». Par ailleurs, on apprend avec cet arrêté que le SYRES 17, associé à l’OUGC Saintonge, «étudie la possibilisé de raccordement par d’autres exploitations adhérentes» qui permettrait ainsi de faire évoluer le nombre d’utilisateurs potentiels.
La déclaration est accordée pour 30 ans, à condition que le SYRES 17 commence les travaux dans les cinq ans, sans quoi elle deviendra caduque. Le recours administratif sur cet arrêté est possible pendant les quatre mois suivant sa publication, survenue à la fin juillet.

 

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Caracterres.

Les plus lus

Un des deux bâtiments a été totalement détruit.
Nouveau feu dans la Vienne: huit animaux n'ont pas pu être sauvés

Vers 13h30, les sapeurs-pompiers de la Vienne sont intervenus pour un feu de bâtiments agricoles sur la commune de Guesnes.…

28 hectares d'orge ont été détruits.
Premier feu de moisson dans la Vienne

Les sapeurs-pompiers de la Vienne sont intervenus ce jeudi à 15h00 pour un feu d'orge sur pied sur la commune de Jouhet. Près…

incendie la chapelle moulière 13 juin 2026
8 ha détruits à la Chapelle Moulière

Les sapeurs-pompiers de la Vienne sont intervenus cet après-midi du samedi 13 juin pour un feu de chaume et de culture sur…

ulien MASSÉ, élu Président de l’UGVC ainsi qu'un nouveau Copil. (De gauche à droite : Gaëtan BODIN, Secrétaire Général, Yannick MOREAU, Trésorier Adjoint, Guillaume DULUC, Vice-Président, Julien MASSÉ, Président, Delphine BELLEBEAU, Trésorière et Matthieu AUGIER, Secrétaire Général Adjoint.)  
Julien Massé, élu président de l'UGVC

Julien Massé, viticulteur à Rouillac, a été élu président de l'UGVC pour un mandat de trois ans, à l'issue du conseil d'…

35 ha détruits par les flammes à Magné

38 sapeurs-pompiers de la Vienne sont intervenus peu après 18h ce jeudi, pour un feu de culture sur pied sur la commune de…

De gauche à droite : Régine-Claire Boissard, cheville ouvrière du festival, Alain Malraux et Ève Ruggieri.
"La Charente chante et s'enchante" avec Ève Ruggieri
L'ancienne productrice et animatrice de radio et de télévision Ève Ruggieri est la directrice artistique du festival "La Charente…
Publicité