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Récolte de colza compromise, après l’orage de grêle

Le violent orage de grêle qui s’est abattu sur l’ouest de la Charente n’a pas épargné les parcelles de grandes cultures.

De gauche à droite : Jean-Paul Dupouy, technicien d’Océalia aux côtés de Thierry Marquis, viticulteur et céréalier à Vaux-Rouillac.
De gauche à droite : Jean-Paul Dupouy, technicien d’Océalia aux côtés de Thierry Marquis, viticulteur et céréalier à Vaux-Rouillac.
© Fabienne Lebon

Si le spectacle de désolation de la vigne, après l’orage de grêle survenu le 27 mai dans l’ouest charentais, a beaucoup marqué les esprits, les grandes cultures ont également payé leur tribut à l’événement climatique. C’est le cas des parcelles de colza, où les siliques portent les stigmates de la violence de l’épisode grêleux. Pascal Faurie, entrepreneur de travaux agricoles à Sigogne, alerte : « Dans le secteur qui va des Métairies à Foussignac, les parcelles de colza de plusieurs de mes clients sont endommagées à plus de 50 %, alors que de bons potentiels de récolte étaient espérés, cette année. La récolte sera divisée par deux et à cela s’ajoute un autre problème, celui de l’assurance. Nombre de producteurs de ce secteur sont à la fois viticulteurs et céréaliers. Mais comme la vigne l’emporte sur les cultures dans le revenu de l’exploitation, ils préfèrent d’abord assurer leur vignoble plutôt que leurs parcelles de céréales. Ce qui n’est pas forcément un bon choix économique face à des cultures sensibles à la grêle ou en cas de recours à des entreprises de travaux agricoles, qui vont générer des coûts fixes ».Viticulteur et polyculteur à Vaux-Rouillac, Thierry Marquis est précisément l’un de ces cas typiques, évoqués par Pascal Faurie. Quinze jours après le violent orage de grêle, l’agriculteur est devenu fataliste. Va-t-il s’assurer ? « Je vais y réfléchir pour le colza » concède l’agriculteur. Il règle déjà une facture de 2 200 euros pour son assurance grêle et la couverture de ses 20 hectares de vignes. Une dépense qu’il est loin de regretter cette année, puisqu’il a perdu le 27 mai, 16 hectares de vignes (touchées de 80 à 100 %) sur les 20 qu’il exploite. Alors à côté, la perte de ses 8 hectares de colza (estimation de dégâts entre 40 à 50 %) lui semble relative.

Retrouvez la suite de cet article dans La Vie Charentaise du vendredi 17 juin 2016 (page 10).

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