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Quel prix pour un maïs sur pied en 2019 ?

Le prix du maïs sur pied et en silo est un prix de parité théorique et non d’un prix de marché. Sortez vos calculettes.

© milada-vigerova

Une méthode de calcul des prix du maïs sur pied et en silo repose sur le principe d’équivalence entre le produit de la vente du fourrage sur pied et le produit qui serait obtenu par le producteur avec la récolte et la vente en grain. Il s’agit d’un prix de parité théorique et non d’un prix de marché.

Compte tenu des cours actuels et des prévisions, avec un cours du maïs dans les ports de l’Ouest compris entre 150 et 170 €/t, soit un prix net du maïs grain compris entre 95 et 115€/t pour 2019 (après des frais d’approche de 25 €/t et des frais de séchage de 30 €/t), le prix sur pied indicatif serait alors de 56 à 68 €/t de MS, soit 560 à 680 €/ha pour un maïs à 10 tMS/ha.

Pour un maïs acheté en silo, il faut rajouter 27 €/ tMS (ou 36 €/tonne brute) pour couvrir les frais de récolte et de confection de silo.

Ces propositions constituent des « prix indicatifs » en dessous desquels les vendeurs potentiels n’ont plus intérêt à vendre sur pied mais à récolter en grains. Le maïs grain a perdu environ 34 €/t par rapport à 2018. Au vu des prix de marché pratiqués alors pour le maïs sur pied (de 800 €/ha à 1 500 €/ha pour les plus riches en grains et productifs), il est nécessaire pour les acheteurs de rester vigilants sur les prix d’achat qui, avec la sécheresse, pourraient grimper.

Cette valeur est également à mettre en relation avec le prix de revient du maïs sur pied, prix à partir duquel les charges du vendeur sont couvertes (intrants, mécanisation, foncier, hors rémunération de la main-d’oeuvre). Le prix de revient hors main-d’oeuvre d’un maïs sur pied conventionnel non irrigué à 10 tMS/ha se situe autour de 61 €/tMS (avec main-d’oeuvre : 75 €/tMS) (source Perel).

Ensilage de maïs : bien régler son éclateur avec une bassine et de l’eau

À la récolte, au stade optimal de 32-33 % de MS plante entière, le grain de maïs contient déjà une part d’amidon vitreux qui donne au grain son caractère dur. Les grains nécessitent donc d’être fractionnés pour être digestibles par les animaux. C’est le rôle des rouleaux éclateurs de l’ensileuse, qui ne doivent laisser passer aucun grain intact, afin d’éviter de les retrouver, non digérés, dans les bouses. Il est très difficile, même pour une personne aguerrie, de vérifier le bon éclatement du grain dans une ou plusieurs poignées de maïs fourrage. Pour un diagnostic rapide le jour du chantier d’ensilage, le « test de la bassine » est une méthode simple et efficace.

En début de chantier, prélevez au moins 1 litre d’ensilage dans un seau rempli d’eau et brassez à la main. Attendez quelques instants que les fragments de grain tombent, puis retirez feuilles et tiges qui surnagent en surface. Videz l’eau délicatement pour récupérer la partie grain, puis l’étaler par terre (sur une surface foncée) pour compter le nombre de grains non éclatés. L’objectif est qu’il n’y en ait pas plus de deux. Si des grains restent intacts ou sont seulement touchés, il faudra serrer davantage l’éclateur, surtout en cas de taux de MS supérieur à 32 %.

Il est aussi possible de contrôler la longueur de coupe à l’aide d’un tamis Penn State ou de tester la maturité du maïs à l’aide d’un micro-ondes en faisant le ratio entre le poids sec et le poids brut après plusieurs passages au micro-ondes à 750 W (le temps que le poids se stabilise).

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